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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 12:30

Élise Fontenaille a écrit de nombreux romans, pour adultes, adolescents et même quelques titres de science-fiction. Son dernier livre est magique. Elle nous offre l'histoire d'un garçon, d'une Martienne, d'un rat et d'un street artist. Le garçon est lycéen, et s'appelle Darwin. Il vit avec sa mère chauffeur de taxi, Ophélie, en banlieue de Paris, aime la cuisine et réaliser des films. La Martienne, c'est Eva, mystérieuse fille de sa classe dont il s'est épris. Le street artist, c'est bien sûr Banksy. Le rat, et bien c'est Banksy aussi ! Tous les quatre forment une alliance, au service des inégalités, et tentent, sinon de les réparer, de les notifier à la hauteur de leur pouvoir.

 

Tout commence avec un mur en parpaings gris qui envahit le paysage : juste en face de la fenêtre du salon, il désole Ophélie, ce qui désole Darwin. Jusqu'au jour où... le mur est tagué ! Pas de vulgaires inscriptions, non, une fresque ! Magnifique et imposante, elle ressemble drôlement aux travaux de Banksy, que Darwin découvre suite à ça. Quand il parle à Eva pour la première fois, c'est pour partager ses nouvelles connaissances. Tous deux passionnés, ils vont débuter une chasse aux endroits victimes d'expulsions pour laisser leur marque, et essayer de faire de ces lieux des mémoriaux, tout en célébrant le street art.

 

 

On suit donc leurs aventures urbaines teintées de militantisme et de tendresse (aussi contradictoire que cela puise paraître). Ce livre est rempli de sentiments, et l'on est touché dès les premières pages.

 

 

"Le jour même, j'ai tout raconté à Eva, elle a sifflé entre ses dents :
- Eh ben, tu t’ennuies pas la nuit toi !
Je lui ai montré e film que j'avais pris, la chute de la petite, l'arrivée de Jibé, le Samu, son départ pour l'hosto...
Et puis là soudain, j'ai eu une idée :
- Eva, j'ai un service à te demander. Je sais pas dessiner, mais je voudrai laisser un trace dans les rues : à chaque endroit où une expulsion a eu lieu, un truc crade... Toi qui dessines comme tu te mouches, tu pourrai me faire un pochoir ?
Elle a hoché la tête.
- T'as pensé à un dessin précis ?
- Ouais : un rat."

 

Dès 13 ans !

 

Banksy et moi d'Élise Fontenaille
Le Rouergue, 2014
9,20€

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 12:30

Sous-titre : "écrit uniquement parce que mon psy y tient, mais franchement c'est moisi".

 

Sur la petite annonce, l'appartement était décrit comme ayant "1 chambre + 1 pièce détente". Je dors dans la pièce de détente. Je pense que c'est une faute de frappe et que le proprio voulait dire, en fait, "1 placard".


Encore un journal ? Oui mais pas n’importe lequel, celui d’Henry, un adolescent plutôt mal dans sa peau. Il vit seul avec son père et est suivi régulièrement par un psychiatre, Cecil,  depuis que c’est arrivé. ÇA, c’est le désastre qui a démoli la famille d’Henry et qui l’a fait voler en mille morceaux. Depuis, plus rien n’est comme avant. Henry et son père ont dû changer de ville pour essayer d’oublier et de se reconstruire. Et pour Henry cela signifie aussi un nouveau collège, de nouveaux camarades de classe et éventuellement un nouveau départ sans racontars et ragots. Le thérapeute d’Henry lui conseille alors d’écrire un journal intime, idée qu’il trouve saugrenue au départ mais à laquelle il va se prêter de plus en plus.

 

Le journal malgré lui de Henry K. Larsen est une de ces lectures intelligentes, drôles et fichtrement bien amenées, qui ne laissera personne indifférent. Entre humour, cynisme et fait de société ce livre passe au crible les comportements, les émotions et l’adolescence. Les personnages principaux mais aussi les secondaires sont attachants et crédibles, la description d’un ado qui a grandi trop vite émouvante et talentueuse. À partir de 15 ans.

 

Mention spéciale pour la traduction de Valérie Le Plouhinec et la couverture, fort réussies !
Une vraie révélation !  

 

PS : Ce livre a reçu en 2012 le Governor General's Literary Award, un prix canadien anglais pour les romans adolescents.

 

Le journal malgré lui de Henry K. Larsen de Susin Nielsen
Hélium, 2013
14,50€

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 12:30

La collection "L'Ours qui pète" au Seuil Jeunesse, que nous avions déjà portée aux nues avec Kiki, réitère ! Vincent Malone était déjà un habitué des longs voyages. Avec son CD En voiture avec le Roi des Papas, il animait nos trajets. Aujourd'hui, il décide d'apprendre aux enfants à conduire.

 

 

 

Vous avez perdu une roue :
A - Ton papa dit un gros mot parce qu'il se souvient que la roue de secours est restée dans le garage derrière le barbecue. Ta maman dit que c'est pas bien de dire des gros mots devant les enfants. Ton papa dit un autre gros mot encore plus gros et du coup plus personne ne pense à la roue.
B - Ta maman explique qu'il y a plein de gens qui n'ont qu'une jambe ou qu'un bras ou qu'un œil et qu'on a encore beaucoup de chance d'avoir encore trois roues.

 

Et si le code de la route divergeait lorsque nos enfants sont dans la voiture ? Et si le regard porté par les enfants sur la conduite de leurs parents était rempli de vérité ? Et si Vincent Malone mélangeait ces idées, un kilo de mauvaise humeur, une tonne de mauvaise foi et un soupçon de misogynie ? Pour agrémenter l'ironie et l'humour propres au Roi des Papas le plus célèbre, ne vous lassez pas d'admirer les sublimes illustrations de Vincent Boudgourd ! Dès 6 ans (mais pour adultes aussi !).

 

 

Nous le pensions déjà, nous en sommes convaincus aujourd'hui :
Vincent Malone et "L'Ours qui pète" sont des incontournables !

 

 

Vous roulez en marche arrière :
A - Ta maman signale calmement qu'en plus on roule en sens interdit.
B - Ton papa prend sa tête à la James Bond et une tête encore plus rigolote après quand on renverse toutes les poubelles.

C - Ton papa est formidable !

 

 

Le code de la (dé)route de Vincents Malone et Boudgourd
Seuil Jeunesse, 2014
13,50€

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 12:30

Auteur de polars et fantasy pour adultes, Olivier Gay nous réjouit aujourd'hui en se lançant dans la littérature pour adolescents. Ce premier tome de la série Le noir est ma couleur s'avère très prometteur. Un vrai régal de lecture, évitant les faux-semblants et prenant les ados pour ce qu'ils sont : des adultes en devenir. 

 

Dans la même classe depuis le début de l'année, Alexandre et Manon s'ignorent royalement. Lui, c'est le bad-boy du lycée, plus habitué à traîner dans les bars glauques et sur les rings que dans une salle de cours. À l'inverse, elle, c'est l'intello typique, qui ne sort jamais, collectionne les 20/20 et se démarque par une discrétion excessive. À première vue, tout les oppose. Un beau jour, Alexandre, pour gagner un pari, décide de la séduire. Allant d'échecs en échecs, il décide de la suivre et se retrouve à devoir la sauver d'une étrange créature... Il doit se rendre à l'évidence : cette histoire ne semble franchement pas normale...

 

Si le synopsis paraît éculé, Le noir est ma couleur est à coup sûr un roman hors-norme, à cheval entre le polar et la fantasy. On va de surprises en rebondissements, sans cesse étonné et amusé. Olivier Gay se place tour à tour dans la tête d'Alexandre puis de Manon, nous offrant ainsi leurs réflexions, mais aussi deux tons radicalement différents. On retrouve en Alexandre le même cynisme et le même "anti-héros" que dans Les Dossiers Dresden de Jim Butcher. On rit, on frissonne, on veut connaître la fin : un très très bon début de série ! Dès 14 ans.

 

- C'est moi qui la décoincerait, déclaré-je.
Mes amis se retournent vers moi. Fred arrête de machouiller sa paille. Ils ont déjà oublié de quoi nous parlions.
- Qui ça ?
- Manon, expliqué-je patiemment. Ma voisine de ce matin.
- Sérieux, tu bloques toujours sur elle ?
(...)
- Je suis célibataire pour l'instant, alors cette fille-là ou une autre... Je vais la draguer jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus et je la garderai sous la main, histoire qu'elle apprenne à me souffler les bonnes réponses. Je vais la dresser, moi.

 

Le noir est ma couleur, Tome 1 Le pari
d'Olivier Gay
Rageot, 2014
11,90€

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 12:30

Partant du simple principe que toutes les littératures sont imaginaires, les éditions Scrinéo se font petit à petit leur place en jeunesse. Et, en particulier, grâce à leur volonté de toujours apprendre quelque chose à leurs lecteurs. Ici, c'est à un auteur déjà confirmé, Luc Blanvillain, qu'elles se sont associé pour enseigner aux jeunes les dangers d'Internet. À travers une aventure aussi drôle que périlleuse, le challenge est relevé !

 

Fabien est ravi ! Ses parents lui annoncent leurs vacances à Rome. Malheureusement, il déchante vite : ils partent sans lui... Comme chaque année, ses vacances d'été s'annoncent donc des plus moroses, coincé chez sa grand-mère à Morlaix, à enchaîner les randonnées. Jusqu'au jour où cette dernière lui ramène un vieil ordinateur à réparer... Et en plus, il est habité par un génie capable de modifier la réalité grâce au copier-coller ! Les possibilités semblent soudain infinies ! Fabien va pouvoir échapper aux randos, ou encore, perfectionner au maximum sa rencontre avec la jolie Daphnée... Malheureusement, Fabien n'a aucune conscience du danger et serait prêt à tout pour épater sa camarade... Surfer dans la vie comme sur Internet apporte son lot de problèmes...

 

Des personnages très réalistes, un thème porteur et un génie totalement loufoque : l'association est parfaite ! On ne peut que rire aux mises-en-garde sans cesse énoncées par le génie et sans cesse éludées par Fabien, sans toutefois les oublier nous-mêmes. De plus, Mélody Mourey nous offre en post-face un petit dossier récapitulant les principaux virus, leurs actions et le meilleur moyen de les éviter. En bref, un roman pédagogique et réussi ! Dès 11 ans !

 

Un homme corpulent était assis sur le lit.
A priori, il ne paraissait pas menaçant. Pas du tout, même. Il portait un tee-shirt avachi, un peu court, qui laissait entrevoir sa bedaine blanche et poilue. Sa barbe de trois jours et ses cheveux gras lui donnaient un air négligé, que confirmait l'odeur de transpiration qui flottait autour de lui. (...)
- C'est toi qui m'as libéré. Tu es mon maître.
Le mot "maître" mit en marche quelques rouages, au fin fond du cerveau de Fabien. C'était un jeu. Un jeu 3D, hyperréaliste. Quand il avait relancé la machine, la partie interrompue par le bug avait repris à l'endroit où le précédent propriétaire l'avait laissée.
- Je suis le génie de l'ordinateur, bâilla l'homme, qui se leva lentement.

 

Wifi-génie : une aventure de F@abien Dot.com de Luc Blanvillain
Scrinéo, 2014
10,90€

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:30

Depuis près de 10 ans, les éditions Talents Hauts sont célèbres pour leur ligne éditoriale : bousculer les mentalités et offrir des textes engagés, en particulier en faveur de l'égalité des sexes. Aujourd'hui, avec Quatre filles et quatre garçons, elles nous proposent une vision très réaliste du monde du collège et, en particulier, de l'année de 3ème.

 

Joséphine, Benoît, Sarah, Dorian, Juliette, Mehdi, Clotilde et Corentin rentrent de la plage, en plein été. Comme toujours, ils sont dans le 15, le bus qui les réunit depuis la 6ème et qui a vu naître leur amitié indéfectible. Oui mais voilà, l'an prochain sera leur dernière année ensemble. Après la 3ème, leurs routes se sépareront. C'est suite à ce constat que germe l'idée de Jo : faire un journal de bord à 8 de cette année. À tour de rôle, chacun prendra donc la parole, chacun à sa façon, pour raconter leurs péripéties mais aussi, et surtout, leurs petits tracas et leurs tourments. Nous voici plongés dans la vie de huit ados de 15 ans...

 

Deux choses m'ont paru évidentes une fois ce roman refermé : je me sentais revenir quelques années en arrière et tout ado devrait le lire avant de commencer son année de 3ème. Florence Hinckel parvient à décrire cette période de la vie de manière très réaliste, avec beaucoup de simplicité et d'innocence. Tout y est : les premiers émois, l'amitié-amour, les questions fondamentales (mais comment savoir dans quel sens pencher la tête lorsqu'on embrasse ?), la rébellion,... Mais l'auteure aborde également des sujets plus sensibles et plus difficiles tels que l'anorexie et l'homosexualité, tout cela avec beaucoup de pudeur et sans lourdeurs. Hymne à l'amitié et roman de l'été, Quatre filles et quatre garçons est à mettre entre toutes les mains. Que l'on ait 15 ans... ou quelques années de plus.

 

"Le problème de l'adolescence, c'est ça :
les parents ne parviennent pas à vous faire quitter l'enfance.
"

 

Quatre filles et quatre garçons de Florence Hinckel
Éditions Talents Hauts, 2014
14,50€

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:30

C’était un soir de janvier 2013. Sur une feuille de papier, on commence à imaginer un site de vente en ligne, qui soit en cohérence avec l’activité de nos librairies.

 

Quelques schémas plus tard, nous nous mettons en quête d’une société de création de sites internet. En dépit de l’offre florissante, nos premières démarches sont infructueuses. Et nous trouvons finalement LA Boîte qui va donner forme à notre idée. Merci Starloo car il fallait pas mal d’imagination, de neurones et de patience pour comprendre ce que nous voulions, alors même que nous ne savions pas forcément le formuler (mais très bien le dessiner).
Si vous cherchez un « développeur » qui parle la même langue que vous, on vous les recommande chaleureusement.


Pendant tout ce temps, nous avons pu découvrir, nous, petits papetiers-libraires de quartier au grand cœur, le monde extravagant de la vente en ligne. Certains fournisseurs sont vraiment au point : nous avons pu récupérer des visuels de qualité chez presque tous. Carton rouge à quelques uns dont nous tairons le nous.
Vous n’imaginez pas, quand vous cliquez sur un produit, le travail de fourmi que cela suppose.
Mais tout ça pour quoi ? Certainement pas pour faire ce que d’autres font déjà, plus ou moins bien.
Nous voulions proposer une solution simple et conviviale, de préférence esthétique, à l’opération « Cherche et trouve » les fournitures scolaires.

 

L’originalité du site, c’est d’abord l’idée : vous permettre de trouver, demander, commander tout ce dont vous avez besoin pour l’école. Vous ne trouvez pas votre référence ? Qu’à cela ne tienne. Nous faisons la recherche pour vous.
Pour les uns, il vous suffit de nous envoyer en PJ votre liste. L’opération prend moins d’une minute. Pour d’autres, votre école vous a fourni un lien qui mène jusqu’à la liste voulue. Ou vous pouvez aussi faire vos achats en toute liberté.

Enfin, des idées originales, tout le monde peut en avoir. Mais la force du site, c’est bien évidemment d’être adossée à deux librairies et surtout, une équipe super expérimentée, et parfois pathologiquement perfectionniste de libraires.


Marentreetresclasse.fr conjugue les aspects pratiques du e-commerce avec la qualité de conseil, de services et d’accueil d’un vrai magasin, en « chair et en os ».

 

18 mois plus tard, voici le résultat.
Il y a encore des réglages à faire, et au fur et à mesures des semaines à venir, nous allons étoffer l’offre de livres présentée sur le site. Car si nous avons près de 8 000 titres à l’Émile, et 13 000 à Ars Una, le site est encore à parfaire sur cet aspect.
En revanche, vous trouverez près de 1 300 références en papeterie scolaire, de la blouse blanche aux protège-cahiers à rabats.

 

www.marentreetresclasse.fr

 

En conclusion, et la chose à retenir, c’est que, à ce jour, c’est le seul site qui propose une offre de rentrée complète : nous commandons vos manuels, et si vous le souhaitez, nous pouvons aussi les recouvrir. Nous nous occupons également de rassembler le matériel. À vous de choisir les articles les plus personnels comme l’agenda scolaire, la trousse et le stylo plume. Nous pouvons même vous livrer.
Évidemment, ce qui nous ferait vraiment plaisir, c’est de vous accueillir en librairie pour vous recommander nos derniers coups de cœur en littérature jeunesse !

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 12:30

Brian Selznick n'est plus à présenter : le père d'Hugo Cabret est connu et reconnu depuis l'adaptation de son chef d'œuvre au cinéma !


Black Out est sorti en 2012. Et c'est un roman spécial. Parce qu'il aborde un thème inhabituel, et parce que l'on suit deux personnages en parallèle, sous deux formes différentes : une histoire est mise en mots et l'autre en image. Ben vit dans les années 1970 chez ses cousins depuis la récente mort de sa mère. Il va devenir sourd après avoir été frappé par la foudre. Rose, elle, vit soixante ans plus tôt et est sourde de naissance. Lorsque les deux enfants vont comprendre que leur vie les attend à New-York, ils vont s'y rendre sans détours. La ville de toutes les passions saura-t-elle répondre à leurs questions ?

Vous l'aurez compris, ce roman aborde la question de la surdité. Comment vivre avec, comment se faire comprendre et comprendre le monde qui nous entoure. Brian Selznick s'est beaucoup renseigné avant d'écrire son livre et cela se sent dans l'écriture. Ses dessins sont frappants de réalisme et quand on ne tourne pas les pages toujours plus vite pour connaître la suite de l'histoire, on s'y attarde longuement avec plaisir.

 

 


Ajoutez à cela une passion pour les curiosités : petits objets que l'on conserve, qui constituent un petit musée personnel. La mère de Ben était bibliothécaire, il a lui-même une boite remplie de ces curiosités, et lorsqu'il se perd dans New-York, il se retrouve dans un musée. Pas vraiment un hasard... Détails fourmillants qui ajoutent une préciosité à l'histoire. Rose quant à elle s’intéresse beaucoup à une artiste, qu'elle va jusqu'à rencontrer en coulisses...
 


Black Out, est définitivement un bijou, emprunt de poésie et d'histoire à lire dès 12 ans.

 

Black Out de Brian Selznick
Bayard Jeunesse, 2012
16,90€

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 12:30

Lorsqu'un nouveau Witty sort, à L'Émile, on adhère ! C'est encore une fois le cas pour Fintan Fedora, le pire explorateur du monde : à la recherche du Chocoprune. Premier roman traduit de Clive Goddard, il s'inscrit immédiatement dans la lignée de ceux de Roald Dahl et David Walliams. Un coup de foudre !

 

Fintan est désespéré : son père vient de lui apprendre qu'il le déshérite ! En effet, il ne prendra pas la tête de l'entreprise de biscuits familiale à cause de sa maladresse légendaire... Mais son père a tort et Fintan va le lui prouver ! Ni une, ni deux, il part en exploration dans la jungle amazonienne accompagné de Gribbley, son majordome. L'objectif est simple : trouver le Chocoprune, un fruit légendaire et mystérieux. Mais cette excursion est loin d'être de tout repos pour Monsieur Catastrophe ! Surtout qu'il est poursuivi par deux kidnappeurs aussi bêtes que moches et par un gros industriel du biscuit qui espère bien trouver le Chocoprune en premier. 

 

Entre quiproquos constants et retournements de situation plus rocambolesques les uns que les autres, ce roman est un pur moment d'humour et de détente. Sans se départir d'un message écologique discret, cette intrigue nous entraîne dans des péripéties pleines de légereté et de douceur. Un bijou comme il en existe peu ! Dès 8 ans, bons lecteurs.

 

"Pour qualifier son enfance, l'adjectif le plus gentil serait probablement "intéressante". Le plus gentil, certes, mais pas le plus honnête. En vérité, "désastreuse" serait sûrement plus approprié. Son école maternelle avait dû fermer peu après sa première rentrée, étant donné qu'il avait réussi à la remplir de guêpes. Personne n'a jamais compris comment il avait fait mais cela avait quelque chose à voir avec plusieurs pots de confiture et un très gros pistolet à eau."

 

Fintan Fedora, le pire explorateur du monde : à la recherche du Chocoprune
de Clive Goddard
Witty, Albin Michel Jeunesse, 2014
12,50€

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 12:30

Notre stagiaire Nicolas nous fait l'honneur de mettre à disposition un extrait du manuscrit de son premier roman d'héroïc-fantasy : Le Royaume-Sans-Nom, Livre 1. N'hésitez pas à laisser un petit commentaire, un petit mot d'encouragement ou simplement votre avis ! Nous, on aime !

 

Un homme encapuchonné dans un manteau pourpre passa devant le jongleur, tourna la tête vers lui et sa bouche s’étira en un large sourire. Il lui fit un clin d’oeil avant de s’approcher lentement du portail, se frayant un passage à travers la cohorte, attentive au spectacle qui lui était donné.
C’était le signal.
D’un léger mouvement de poignet qui parut involontaire, une torche s’envola pour tomber sur le toit d’un stand, lequel prit feu instantanément. Aussitôt, la foule se vit rapidement dispersée par les gardes qui avaient quitté leur poste afin de venir arrêter l’incendie débutant. La diversion était faite. Tandis que les soldats allaient chercher de l’eau et interpelaient Zed, l’homme encapuchonné poussa le portail qui pivota sur ses gonds en grinçant et entra dans le jardin fleuri de l’imposante demeure.
Quelques sentinelles faisant leur ronde entre les arbres s’arrêtèrent pour observer l’intrus. La scène se figea durant une seconde. Les gardes s’élancèrent soudain vers lui en lui intimant l’ordre de ne pas bouger. D’un vif mouvement, l’homme se mit à courir frénétiquement et franchit les portes de chêne de la maison à vive allure, les refermant sur son passage. Il avait peu de temps avant que les soldats ne le rattrapent.
En se précipitant vers l’escalier, il bouscula une gouvernante qui passait par là, tenant à la main une petite fille. Ils perdirent tous deux l’équilibre, le capuchon de l’inconnu se releva, dévoilant son visage qu’il tourna vers les deux demoiselles. Se relevant à grand peine, la gouvernante sortit de ses jupons un poignard, alors que derrière elle la gamine souriait béatement au voleur. Lorsque celui-ci posa les yeux sur ce visage rayonnant aux traits magnifiquement dessinés et à la peau pâle, il sut que cette image resterait à jamais gravée dans sa mémoire. Il ne pouvait détacher son regard de cette figure angélique aux yeux d’un bleu lagon si merveilleux, entourée de boucles noires lui tombant jusqu’au bas du dos.
Il fut tiré de sa rêverie par l’arme que la gouvernante lança vers lui. Faisant un pas de côté, il l’évita aisément et fusilla des yeux la nourrice, qui prit peur et recula précipitamment en serrant la fillette contre elle. Mais il n’avait pas le temps de s’occuper d’elle et ne voulait surtout pas choquer la petite fille aux cheveux noirs qui continuait de le regarder presque avec amusement. Il se détourna en recouvrant son visage et monta les escaliers quatre à quatre, conscient du regard des deux personnes derrière lui. Il arriva dans un couloir qu’il traversa sans tenir compte des nombreuses portes s’ouvrant sur les côtés, l’alarme résonnant à présent dans tout le domaine. Son objectif était au fond de ce couloir, il le savait !
Il vit la porte face à lui s’ouvrir et un homme le regarda, stupéfait. D’un coup d’épaule, il l’écarta du chemin et entra dans la pièce, refermant la porte derrière lui en brisant la poignée d’un coup de pied. Un marchand se tenait là, près d’une table où était posé un petit coffre en fer, qu’il prit dans ses bras à la vue de l’inconnu comme une mère protégerait son enfant. Le voleur le regarda et, ouvrant à peine la bouche, murmura d’un ton lourd de menaces :
- Je ne veux que le coffre.

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