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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 13:00

Le Cœur des louves, c’est une histoire de femmes, de celles qui vous marquent et vous obsèdent.


9782812605581FS.gifElles sont de retour dans ce tout petit village de montagne, isolé de tout. Elles ? Une mère écrivain à succès en quête d’inspiration et sa fille adolescente solitaire et écorchée. Catherine et Celia. Le village où vivait également Tina, la grand-mère, morte depuis de nombreuses années que l’on traitait de pute et de sorcière. Les deux femmes ne rencontrent que méfiance et scepticisme…et si une malédiction pesait vraiment sur leur famille ? Quels douloureux secrets se tapissent derrière ces portes closes ? Qui croire ?

Car chacune de ces femmes sont les dépositaires d’une histoire, d’une tragédie qui les dépasse et qui ne pourra se révéler que dans la souffrance et le fracas.

 

Stéphane Servant nous plonge avec brio et finesse dans l’atmosphère confinée d’un village, d’un pays où tout le monde connaît tout le monde, et où la moindre erreur, le moindre faux-pas se répercute sur des générations entières. Ce pays est au cœur même du roman, avec ses croyances ancestrales, ses légendes pourtant réelles et cette beauté sauvage qui enchante autant qu’elle rend fou. Le lecteur suit trois générations de femmes, de la guerre à maintenant, qui se font louves pour contrer la violence des hommes.

Un roman complexe et mystérieux, impossible à résumer, à l’écriture fluide et incisive. Inutile de résister au charme toxique de ce conte, de ce roman initiatique furieux : une fois commencé il est difficile de le lâcher.

 

Dès 15 ans car les thèmes abordés (violence, sexualité, histoire de famille) peuvent gêner. Une sublime découverte qui ne laissera personne indifférent !

 


Le Cœur des louves, de Stéphane Servant

Le Rouergue, 2013

17,50€

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 13:30

Depuis le passage de la loi "anti-Amazon" qui interdit aux vendeurs en ligne de livres papiers  et au premier d'entre eux, le géant américain Amazonde cumuler la gratuité des frais de port et le rabais de 5 % sur le prix de vente fixé par l'éditeur, de nombreuses réflexions se font à propos du marché du livre.


Un article, notamment, fait énormément de bruit ces temps-ci, celui de Gaspard Koenig, auteur de littérature. Dans cet article (que vous pouvez trouver ici), il explique, en substance, que la loi Lang tue les libraires et qu'il faut repenser en profondeur le marché du livre. Qu'est-ce que la loi Lang ? Cette loi a été votée le 10 août 1981 par Jack Lang, alors ministre de la culture. En résumé, elle oblige tous les points de vente de livre (librairies indépendantes, grandes surfaces culturelles, relais, supermarchés ou vente par correspondance) à vendre un même livre au même prix partout (à l'exception des 5% de remise maximale autorisés), prix fixé par l'éditeur. Ainsi, cela permet de maintenir la concurrence entre tous ces points de vente et de faire vivre les librairies indépendantes. Alors, je vous laisse deviner l'étonnement des libraires devant cet article !

 

Eric Senabre, romancier jeunesse, apporte sa réponse à Gaspard Koenig. Une réponse qui nous permet de mieux comprendre la situation actuelle des librairies. Merci à lui.

 

 

Gaspard Koenig et "les pauvres petits libraires"

 

J’ai découvert, via une amie libraire, le billet de Gaspard Koenig à propos du marché du livre. En substance : la victimisation permanente des librairies indépendantes est insupportable ; c’est la loi Lang qui accélère la fermeture de celles-ci, les unes après les autres ; et Amazon n’est qu’un épouvantail qui cache les vrais problèmes. 

 

Je suis moi-même auteur (de trois romans et un album, le tout dans le domaine de la jeunesse) et je commencerai par dire que contrairement à M. Koenig, je ne gagne pas entre « 10 et 15% », mais plutôt entre « 6 et 9% ». En comparaison, les 35% des libraires peuvent paraître énormes, c’est vrai. Il existe cependant une différence qu’il me semble malhonnête de ne pas signaler : ces 9% (quand tout va bien) tombent dans ma poche. Entièrement. Les 35%, eux, viennent payer plusieurs salaires, des frais à n'en plus finir et un loyer fréquemment exorbitant. Surtout dans les grandes villes où les banques, bien souvent propriétaires des murs, se moquent pas mal de la culture. Si une parfumerie présente un plus fort potentiel qu’une librairie, adieu la librairie. Voilà ce qui a conduit le quartier de l’Opéra, à Paris, à se voir totalement déserté par la culture, qu’il s’agisse de livres, de disques ou de films. Et pourtant, quelque chose me dit que les habitants du 2ème arrondissement ont globalement de quoi s’offrir un livre de poche. 

 

Oui, les auteurs aussi, pour la plupart, ont du mal à boucler les fins de mois, et doivent continuer à faire un boulot alimentaire à côté. C’est mon cas, et le sera pour encore quelques temps, sans doute. Je ne vois cependant pas ce que cet état de fait a à voir avec la loi Lang. Dans Promenades et souvenirs, Gérard de Nerval décrivait déjà une situation similaire ; Mark Twain a exercé une foule de métiers avant de pouvoir vivre de sa plume… Tout aspirant-écrivain, même s’il ne s’interdit pas de rêver au succès, sait qu’il se lance dans une entreprise inconfortable, difficile et régulièrement décourageante (sauf, bien entendu, à être déjà bien introduit dans le milieu, peut-être). J’aimerais me lever à l’heure de mon choix, enfiler mon gilet préféré, me faire préparer un thé par mon majordome et écrire deux ou trois heures – en jetant de temps à autre de petits coups d’œil vers la véranda pour admirer mon joli jardin. Au lieu de ça, je mets un réveil comme n’importe quel autre mortel, j’essaie d’avancer mon prochain roman avec les yeux à marée basse, puis je retourne à mes traductions de magazines high-tech anglais. C’est comme ça, malgré des milliers d’exemplaires vendus. J’ai signé pour, en connaissance de cause. Et si cela change, j’aimerais que cela soit parce que j’ai gagné de nouveaux lecteurs, pas parce que mon libraire ou mon éditrice ont hypothéqué leur maison.

 

Mais revenons-en aux libraires. La logique d’un raisonnement comme « Ce qu'on voit : les pauvres petits libraires peinent à boucler leurs fins de mois et affichent des taux de rentabilité inférieurs à 2 %. Ce qu'on ne voit pas : le libraire capte plus du tiers du prix du livre, contre 10 à 15 % pour l'auteur » m’échappe totalement. Si l’on admet que les libraires ont un taux de rentabilité inférieur à 2% tout en touchant 35% du prix de vente, j’aimerais savoir en quoi leur raboter leur marge va les aider à aller mieux. Quand il n’y aura plus de libraires, on fera quoi, nous, les écrivains ? Oui, il restera Amazon. On sera alors noyé dans la masse d’une base de données monstrueuse, et on ne devra notre éventuel salut qu’à un bon article ou, mieux, à un passage télé. Ma carrière s’est lancée grâce à la pugnacité de mon éditeur et de ses représentants, et à l’enthousiasme que les libraires ont mis à faire découvrir mes livres. Il faudrait que je sois un sacré ingrat pour chercher des poux aux uns comme aux autres.  

 

Si je suis bien la logique de M. Koenig, les livres sont trop chers, en conséquence de quoi ils ne se vendent pas comme ils le devraient, et une politique de prix libre permettrait de « vendre plus pour gagner plus » - comme aurait pu dire un ardent défenseur de la culture classique. Le problème serait donc là ? Ainsi, les français se rendent naturellement en masse dans les librairies, mais au moment où ils découvrent le prix d’un Folio, ils se disent « Oh non, c’est trop cher ! Je peux pas, pas ce mois-ci ? » ? Soyons un peu sérieux. Les livres « low cost », ils existent : ce sont ces classiques, sans appareil critique (mais allez, admettons) et imprimés sur du papier recyclé, que l’on trouve à un ou deux euros en supermarché. Les libraires, eux, peuvent peut-être plus difficilement se « refaire » sur les plats surgelés et le dentifrice. Soit, et si on n’a pas envie de lire Les Trois Mousquetaires mais une nouveauté, hors-poche ? Et bien, on devra alors se fendre du prix de deux paquets de cigarette, de deux repas au McDo, d’un abonnement mensuel au cinéma, ou de trois aller-retour à Paris depuis ma banlieue. Par ailleurs, rappelons que les librairies Mona Lisait ont mis la clé sous la porte il y a quelques mois (à l’exception de l’enseigne rue du Faubourg Saint Antoine), et que leur credo était, justement, la vente de livres à bas prix. Bref, cette histoire de prix est – en grande partie – un faux problème.

 

Du reste, comme beaucoup de commentateurs l’ont signalé, le prix du livre est fixé, certes, mais par l’éditeur. C’est donc à lui qu’il faudrait éventuellement s’en prendre… à ceci près que cela n’aurait pas davantage de sens. Une preuve de mauvaise foi supplémentaire, ou, peut-être d’une logique qui nous est supérieure (j’imagine qu’en travaillant à la Banque Européenne, on acquiert une vision des choses différentes). 

 

Autre source d’étranglement :

 

 « C'est vous, cher lecteur, qui financez les prêts à taux zéro pour la création, le développement et la reprise d'une librairie ; la subvention pour la mise en valeur des fonds de qualité et diversifiés en librairie ; la subvention à la production de catalogues thématiques pour les libraires indépendants ; la subvention à la création et au développement des sites collectifs d'éditeurs et de libraires... » 

 

Ce à quoi j’ai envie de répondre : oui, et alors ? Qu’est-on supposé opposer à cela, quand on a envie que la culture perdure un minimum ? Et à plus forte raison lorsque l'on est écrivain ? Si considérer qu’un bien culturel est différent d’un paquet de Smarties, c’est être élitiste, alors je le suis. J’ai la faiblesse, peut-être très réactionnaire, de penser que Marcel Proust a davantage apporté à l’humanité que les Rochers de l’ambassadeur. 

 

J’aimerais m’attarder maintenant sur la conclusion de l’article de M. Koenig. Je cite :

 

« Ce qu'on voit : certains pauvres petits libraires disparaîtraient sans la loi Lang. Ce qu'on ne voit pas : les meilleurs prospéreraient, et de nouveaux apparaîtraient. »

 

Bien sûr. Tous les libraires qui ont mis la clé sous la porte, ces dernières années, faisaient mal leur boulot. Voilà qui est sympathique ! Quant à imaginer que casser le prix des livres permettrait aux libraires de « prospérer », c’est du délire pur. Je dois acheter un livre par semaine en moyenne ; si le prix des livres était divisé par deux, j’achèterais toujours un livre par semaine, parce que je n’ai pas le temps de lire davantage. Allez, peut-être que les premiers temps, grisé par l’attrait de la bonne affaire, je doublerais la cadence. Mais je vous fiche mon billet qu’au bout d’un moment, chacun reviendrait à son rythme achat/lecture habituel. Si qui que ce soit devait prospérer, ce ne seraient pas « les meilleurs » (j’entends : de meilleur conseil, les plus avisés) ; ce seraient ceux qui sont déjà, à la base, les plus riches. Voilà qui fait écho à « Je supplie de rendre le livre au marché, instrument, ici comme ailleurs, de justice et d’efficacité ». Merci, ce modèle là, on a déjà donné, et on a vu la « justice » et « l’efficacité » à l’œuvre.

 

L’ironie, c’est que M. Koenig évoque plus loin le cas de Daunt Books qui, en Angleterre, « propose[nt] des sélections de grande qualité dans un cadre soigné ». C’est curieux, parce que cela ressemble très précisément à toutes les petites librairies indépendantes que je connais en France. Si cela marche en Angleterre, c’est justement parce que ces petites librairies étaient jusqu’à présent bien plus rares que par chez nous, et qu’on trouvait plus volontiers des grandes enseignes comme WH Smith. 

 

Au final, si l’on essaie de faire le tri dans son feu nourri, il apparaît que M. Koenig ne souhaite pas forcément que les libraires disparaissent en masse ; seulement les "pauvres", adjectif qu'il faut donc prendre dans son sens le plus consternant. Peut-être serait-il avisé d’aller leur rendre visite, un de ces quatre ? Ne serait-ce que pour voir à quoi ils ressemblent.

 

Eric Senabre, 16 janvier 2014, 16h30

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 13:00

La mythologie grecque est un thème passionnant et fourmillant, en particulier dans la littérature jeunesse. Systématiquement abordée à l'école, on connaît surtout la période du règne de Zeus et les grands héros. Mais que s'est-il passé avant ?

 

 

Le Combat des dieux d'Armand Aloyin, Olivier Raymond et Maëva Tur – Éveil & Découvertes – 18,50€

combatdieuxDans Le Combat des dieux, Armand Aloyin s'intéresse à la création du monde, à la naissance des dieux. S'inspirant de La Théogonie d'Hésiode, il met en scène un dialogue entre Ophélie, enfant du XXI° siècle, et Zeus. Véritable plongée dans les tréfonds de l'humanité, le livre et le CD nous emmènent dans un magnifique voyage vers l'origine du monde. Les illustrations de Maëva Tur, tout en noir, jaune et vert, soulignent chaque grande scène. Un texte simplifié, quelques mots de grec, et 51 minutes d'écoute, pour notre plus grand plaisir ! Dès 8 ans.

 

 

 

 

L'Univers, les dieux, les hommes de Jean-Pierre Vernant – Points Essais – 7,50€

universdieuxhommes.jpgPour aller plus loin, Jean-Pierre Vernant, historien spécialisé en Antiquité grecque, propose le livre L'Univers, les dieux, les hommes. Habitué à raconter des histoires à ses petits-enfants, il décide de tout mettre par écrit et offre ainsi un réel panorama de cette période : la création de l'Univers, la guerre des dieux, le monde des humains, la guerre de Troie, Ulysse, Dionysos, Œdipe et Persée. Une véritable référence pour ados ou adultes, néophytes ou passionnés.

La nouvelle édition paraîtra le 10 avril 2014.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 12:30

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Horreur ! La maman de Jules tombe sur "ÇA" en plein milieu du tapis. Et lorsqu'elle demande à Jules d'où ÇA vient, il lui répond "ÇA ? C'est le ÇA !". Elle lui apprend donc qu'il y a un pot pour ÇA. Or, Jules veut jouer avec son ÇA. Donc quand il finit dans les toilettes, chasse d'eau tirée.... C'est le drame.... C'est bien connu, on ne joue pas avec son ÇA ! À moins que...

 

 

Cet album tout-carton, adapté dès 18 mois, est un compromis géant à lui tout seul. Mais tout en tendresse, tout en douceur, tout en humour. Michaël Escoffier, roi de ces albums pipi-caca (La Mouche qui pète, Ni vu ni connu), nous offre à nouveau une gourmandise irrésistible ! Je défie quiconque de ne pas sourire devant cette fin et ce retournement de situation à la fois loufoque et surprenant. Les illustrations colorées et rondes de Matthieu Maudet complètent parfaitement cette bulle de tendresse.

 

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Le Ça, c'est l'apprentissage de la propreté par l'humour, par des situations qui marquent. Quel enfant n'a jamais pleuré de ne pas être compris par ses parents ? Alors n'hésitez plus ! Amenez Jules à tous les touts-petits de votre entourage !

 

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Le Ça, de Michaël Escoffier (textes) et Matthieu Maudet (dessins)

L'école des Loisirs, 2013
10,50€

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 13:00

vampirine.jpgVoici l'histoire de Vampirine, une petit fille qui ne rêve que de danser. Mais elle apprend bien vite qu'il ne suffit pas de porter un tutu pour s'essayer au difficile art de la danse. D'autant que Vampirine part avec une légère différence, c'est une vampire ! Bien que l'héroïne de l'histoire soit différente de ses camarades de danse, l'histoire n'est absolument pas axée sur l'exclusion ou autre, bien au contraire. Vampirine n'est pas seule et trouve des amies en ses camarades.
 

 

Non, l'histoire de cet album prône avant tout la notion d'effort et de mérite : si l'on souhaite très fort quelque chose, il faut se donner tous les moyens de l'obtenir ! C'est ainsi que Vampirine s'attelle à la dure tâche de danseuse !

Dossier-2013-3376.JPGOn adore cet album pour son charme désuet, le graphisme ressemblant à celui des albums des années 50. Mais on aime également tous les petits clins d’œils faits à la culture des parents qui liront l'histoire : le t-shirt de Vampirine qui porte l'inscription Dancing Queen, l'école de danse qui s'appelle Madame Sang...

Un bel album donc, joli et intelligent pour faire rêver les petites filles sur fond de rose (mais pas trop) et d'humour, dès 4 ans.

 

 

Dossier-2013-3375.JPG

 

Vampirine la ballerine
d'Anne-Marie Pace (textes) et Pham Le Uyen (dessins)
Albin Michel Jeunesse, 2013
12,50€

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:00

bartleby.jpgIl est des romans qui marquent... Par une référence, une phrase ou autre. Ado, j'avais découvert le personnage de Bartleby, non par la nouvelle de Melville mais par Pennac, et par ses nombreuses références dans Des Chrétiens et des Maures ou Monsieur Malaussène. Ainsi, j'ai découvert le texte original très tard et je l'ai tout de suite aimé ! Et quel ne fut pas mon plaisir de le redécouvrir, en version intégrale, dans un superbe album illustré par Stéphane Poulin !

 

Wall Street, dans les années 1850. Un juriste mène avec ses deux copistes Dindon et La Pince, et son garçon de courses Gingembre, une vie de bureau morne et régulière. Il engage un jour un étrange jeune homme aux allures de spectre qui, très vite, refuse de travailler – sans pour autant quitter les lieux. « J’aimerais mieux ne pas » (« I would prefer not to » dans la version originale), ne cesse-t-il d’opposer pour tout argument au narrateur tantôt estomaqué, tantôt furieux, suppliant, en proie à la mauvaise conscience… Comment chasser de ses bureaux – et surtout de ses pensées – cet être apparemment faible et démuni, mais dont la résistance se révèle aussi implacable qu’incompréhensible ?

 

bartlebyinter.jpg

 

Bartleby le scribe est un texte dérangeant mais très plaisant. Il ne faut pas chercher à le comprendre, mais juste l'entendre et l'apprécier, voilà pourquoi il est aussi bien adapté aux enfants. Les illustrations de Stéphane Poulin magnifient totalement l' œuvre de Melville. Un album qu'on aime, qu'on offre et qu'on manipule avec plaisir. Dès 7 ans.

 

Bartleby le scribe

de Herman Melville (textes) et Stéphane Poulin (dessins)

Sarbacane, 2013

22,00€

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 13:00

1016246 2997247Saviez-vous que Shrek, l'ogre vert star du petit écran est à la base... un personnage de livre ?! C'est William Steig qui a eu la fantastique idée de créer l'ogre répugnant en 1990. Cet auteur américain a été récompensé de nombreuses fois pour ses livres pour enfants. Après des publications de dessins humoristiques dans le New Yorker pendant plusieurs années, Steig se décide à écrire pour les enfants dans les années soixante, comme son âge, et est vite reconnu comme un talentueux auteur pour enfants. Plus d'une trentaine d’œuvres ont été publiées de son vivant et après la lecture de Shrek ! on ne peut qu'avoir envie de découvrir plus en détails l’œuvre de William Steig !

 


williamsteig.jpg

Shrek vit reclus au fond d'un marais avec ses deux parents puants. Un beau jour, ceux-ci décident de l'envoyer salir le vaste monde, à féroces coups de pieds. Shrek prend donc la route et rencontre une sorcière qui lui annonce un avenir plein de rebondissements : un âne, un chevalier, une princesse et une tarte aux fraises, rien que ça ! Shrek part donc tout heureux en quête de sa moche, dont il est déjà fou amoureux. Le chemin est semé d’embûches mais il trouve bien sa princesse "laide à pleurer", avec qui il peut passer le reste de ses jours à terroriser le monde entier !


 

Shrek-mirrorsm.jpg

 

L'album Shrek ! est un petit bijoux, road trip ogresque aux dessins grotesques. Il se conte avec délectation aux enfants à partir de 4 ans grâce à sa narration poétique malgré les propos drôlement dégoûtants.

Du même auteur, nous avons adoré Salomon, le clou rouillé et L'Os prodigieux. Venez les découvrir également à la librairie !

Shrek ! de William Steig
Éditions Albin Michel Jeunesse, 2007
11,00€

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 12:20

Dernier article de notre sélection de coffrets, nous nous penchons cette fois-ci sur les jeux. Tout ce qu'il faut pour émerveiller petits et grands !

 

 

unjeu.jpgUn Jeu de Hervé Tullet – Bayard Jeunesse – 18,90€

Il y a 3 ans maintenant, Hervé Tullet impressionnait tout le monde avec son fameux Un livre. Aujourd'hui, il réitère, sur le même principe, avec ce jeu composé de 25 planches à compléter et de pions jaunes, bleus et rouges. Ce jeu incitera les enfants à former des suites logiques, des rythmes et des combinaisons de couleurs. De quoi éveiller l'imagination des plus petits !  Un jeu de couleurs et de logique, de 2 à 6 joueurs pour les 3-6 ans.

 

 

brainbox.jpgBrainBox – Asmodée – 16,50€

Avec les jeux Brain Box, les joueurs observent une carte pendant 10 secondes puis répondent à des questions qui font appel à leur mémoire. Voilà comment permettre aux enfants d'apprendre, tout en jouant et en s'amusant ! Deux niveaux sont proposés, avec une foule de thèmes à explorer : à partir de 4 ans (avec des cartes sans texte) et à partir de 8 ans. Petits et grands sont sur un pied d'égalité et s'amusent ensemble !
Testez le principe en ligne ici !

 

 

perplexus.jpgPerplexus – Asmodée – 30,00€

Faites progresser une bille dans un labyrinthe 3D coloré contenu dans une sphère. Mais gare à la spirale infernale et à la rampe du péril ! Seuls les plus adroits, les plus patients et les plus persévérants triompheront de Perplexus. Un jeu de concentration et d'habileté, à offrir aux plus patients, dès 8 ans !

 

 


jeuharrypotter.jpgHarry Potter - Le jeu de plateau – Gallimard Jeunesse – 34,90€
Quand Harry Potter est sorti sous forme de jeu de plateau, nous nous sommes dépêchés de l'essayer ! Prenez comme pion Drago Malefoy, Harry Potter, Ron ou encore Ginny et c'est parti ! Les questions tournent autour des films Harry Potter : on commence avec des questions sur le premier film, puis le second... jusqu'à la dernière partie qui concerne le dernier opus. La présentation et le mode jeu sont très simples, c'est comme un jeu de l'oie, mais avec vos personnages et sorts préférés ! Outre les questions sur les films (dont vous pouvez choisir la difficulté : un choixpeau, deux choixpeaux ou trois choixpeaux), vous avez également des cartes où vos dons d'imitation seront mis à rude épreuve ! En effet, pas facile d'imiter un centaure ou le maléfice du saucisson (très ressemblant avec le sort stupéfix). Vous pourrez également exercer vos talents dans des épreuves de dessin ou encore recevoir des hiboux qui vous avantageront durant le jeu. Dès l'âge de 8 ans, pour tous les fans de Harry Potter et les autres !

 

 

absolutelyengl.jpgAbsolutely English – Piatnik – 30,00€

Voilà un jeu de questions réponses amusant destiné au travail de l'anglais. Sous forme de cartes, de challenges et selon plusieurs thèmes (grammar, general knowledge, phrases, this & that, vocabulary) et conçu par des enseignants, Absolutely English est LE meilleur moyen de réviser son anglais tout en s'amusant. À partir de 10-11 ans, pour 3 à 16 joueurs, avec 5 degrés de difficultés possibles !

 

 

buzzit.jpgBuzz it – Asmodée – 24,00€

Piochez quelques cartes au hasard (trois par joueur présent pour commencer). Un joueur s’empare ensuite du buzzer et énonce un premier thème. Chaque participant a alors 5 secondes pour trouver une phrase, un nom propre ou un mot relatif au sujet proposé. Celui qui échoue récupère la carte. La partie se poursuit en changeant de responsable du buzzer à chaque tour, jusqu’à épuisement des cartes. Le joueur qui possèdera le plus de cartes perdra la face… heu la partie ! Découvrez des centaines de thèmes classiques pour jouer en famille ou très fortement décalés pour une soirée entre amis et vivez des heures de fous rires ! Dès 13-14 ans.


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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 13:00

Une fois n'est pas coutume, voici notre deuxième article sur les coffrets ! Dans celui-ci, albums et romans pour la jeunesse sont présentés et décortiqués pour vous guider dans vos choix, afin de gâter vos enfants, petits et grands !

 

coffretloup.jpgLes Voyages de Loup d'Orianne Lallemand et Éléonore Thuillier – Auzou – 19,95€

Et oui, cette année encore, nous retrouvons notre ami le Loup en coffret ! Dans un album grand format à couverture matelassée, on l'accompagne dans deux voyages : l'un à travers le temps, l'autre autour du monde. En bonus, profitez des petites figurines représentant le Loup à quatre époques différentes pour jouer et vous raconter votre propre histoire ! Dès 4 ans.

 

 

coffretprincesse.jpgLe Jeu des vraies princesses d'Emmanuelle Teyras et Maxime Poisot  – Mango Jeunesse – 14,95€

"Une vraie princesse ne fait jamais de prouts en ricanant et ne montre pas sa culotte". Si vous ne saviez pas ça, ce coffret est fait pour vous ! Un livre à l'humour décapant pour apprendre les rudiments de la vie de princesse aux petites filles. En prime, vous trouverez avec cet album, un petit jeu de cartes ET SURTOUT une couronne ! De quoi faire rêver toutes les petites filles, dès 5 ans.

 

 

coffretdino.jpgLes Dinosaures, mon kit découverte de Romain Amiot – Fleurus – 15,95€

Nous n'oublions pas les petits garçons ! Là où les filles s'amuseront des princesses, les petits garçons pourront se régaler de ce coffret dinosaures ! En plus d'un petit livre-documentaire, les enfants pourront tester leurs connaissances grâce au petit quizz et, surtout, faire éclore un véritable œuf de dinosaure ! Un cadeau parfait pour tous les petits archéologues en herbe ! Dès 6 ans.

 

 

coffretsegur.jpgCoffret Comtesse de Ségur, La Trilogie de Fleurville – La Bibliothèque rose – 17,10€

Quel enfant n'a pas été bercé par les histoires de la Comtesse de Ségur ? Retrouvez dans ce charmant coffret l'intégrale de La Trilogie de Fleurville : Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles Modèles et Les Vacances. Ces grands classiques de votre enfance sont réunis dans une boîte fermée par un beau ruban en tissu rose. Un cadeau au goût de nostalgie afin de partager avec vos enfants la magie de votre jeunesse. Dès 9 ans.

 

 

coffretdegonfle.jpgLe Journal d'un dégonflé, Le Coffret de Jeff Kinney – Seuil – 57,50€

Il est des personnages qu'on ne présente plus. Ainsi, après 6 tomes en français, 8 tomes en anglais et un tome à écrire soi-même, voilà un coffret aussi sympathique que Greg regroupant les 5 premiers volumes de la série en français. Un bon moyen de faire lire les enfants, un beau cadeau pour faire découvrir cette série. Dès 10 ans.

 


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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:00

Avec l'arrivée imminente de Noël, les éditeurs nous gâtent ! Coffrets par ci, coffrets par là, pour petits et grands, envahissent nos étagères. Voici une petite sélection de nos préférés, en ce qui concerne la bande-dessinée !

 

coffretpoilu.jpgCoffret Petit Poilu de Fraipont et Bailly – Dupuis – 19,90€

Est-il encore nécessaire de présenter Petit Poilu, ce petit personnage muet à qui il arrive toujours des aventures extraordinaires sur le chemin de l'école ? Grand classique de la bande-dessinée sans texte, Petit Poilu ravit tous les enfants. Cette année, les auteurs nous font le plaisir de rééditer l'album Le Cadeau Poilu avec une peluche craquante de notre héros favori ! Un cadeau au poil, dès 4 ans !

 

 

coffretlou.jpg

3 coffrets Lou ! de Julien Neel – Glénat – 22,00€ chaque

Après la sortie tonitruante du tome 6 l'an passé, Lou ! revient sous forme de coffrets cadeaux ! Offrez les albums deux par deux, avec en bonus un poster inédit dans chaque coffret ! Un bon moyen de faire découvrir à nos enfants ou amis une petite fille pleine de tendresse et des illustrations savoureuses ! Dès 8-9 ans.

 

 

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Coffret L'Intégrale Calvin et Hobbes de Bill Watterson – Hors Collection  – 149,00€

L'intégrale de la BD culte Calvin et Hobbes regroupe, en quatre somptueux volumes, tous les dessins de Bill Watterson publiés dans la presse entre 1985 et 1995. En bonus, retrouvez une introduction de l'auteur et des dessins tirés de sa propre collection en ouverture de chaque volume. LE cadeau idéal pour collectionneur ou amateur !

 

 

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Coffret Les Quatre de Baker Street de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien – Vents d'Ouest – 35,00€

Dans le monde des enquêtes, il y a Sherlock Holmes et il y a tous les autres. Dans ce coffret, on va suivre les premières aventures de quatre enfants, servant souvent d'espions pour le célèbre détective. Et, en accompagnement à ce premier tome, retrouvez l'encyclopédie Le Monde des Quatre de Baker Street dévoilant les secrets de la série et un jeu de rôle d'enquête et d'aventure inédit : Les Franc-tireurs de Baker Street, conçu par Olivier Legrand lui-même ! Dès 11 ans.

 

 

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Coffret Beauté de Kerascoët et Hubert – Dupuis – 47,00€

Morue est laide et sent le poisson à force de les écailler. Un beau jour, elle libère la fée Mab d'un sortilège et celle-ci lui offre en retour l'illusion de la beauté éternelle. Mais être belle, est-ce vraiment une aubaine ? Ce conte de fée à la fois tendre et cruel nous est ici présenté sous forme d'un coffret réunissant les trois tomes, avec en prime, une superbe affiche offerte ! Un vrai beau cadeau, dès 12-13 ans.

 

 

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2 coffrets Le Grand Mort de Régis Loisel, Jean-Blaise Djian, Vincent Mallié et François Lapierre – Vents d'Ouest – 32,00€ chaque
Si vous ne connaissez pas encore Loisel, il va falloir dévorer Le Grand Mort. Superbe idée cadeau, ces deux coffrets, comprennent chacun un ex-libris inédit et réunissent les quatre premiers tomes de l'histoire fantastique et humaniste d'Erwan, Gaëlle et Pauline, scénarisée par Loisel et sublimée par le dessin de Vincent Mallié. À ne pas louper !

 

 

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Coffret Il était une fois en France de Fabien Nury et Sylvain Vallée – Glénat – 99,00€

Une des plus grandes séries bande-dessinée sur la Seconde Guerre Mondiale enfin réunie en un coffret ! Orphelin. Immigré. Ferrailleur. Milliardaire. Collabo. Résistant. Criminel pour certains, héros pour d’autres… Joseph Joanovici fut tout cela et bien plus encore. Les 6 tomes de cette superbe série sont réunis, accompagnés de 8 ex-libris, dans ce coffret. Maintenant, à vous de répondre à la question... Peut-on être à la fois un héros et un salaud ?

 

 

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