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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 12:30

Fred Bernard et François Roca nous ont habitués à des albums d'une grande qualité. Leur production de cette année ne déroge pas à la règle. Anya et Tigre Blanc est l'un des plus beaux albums de 2015. Illustrations, récit, choix de narration, tout est maîtrisé, faisant de cet album un véritable chef-d'œuvre. 

 

Le Temps nous raconte ce fait divers qui a secoué le pays du Grand Blanc il y a une éternité. Années après années, toute une génération d'enfants disparaît, mystérieusement. Au début, ce sont des nouveaux-nés. L'année suivante, des enfants de 1 an. Jusqu'au jour où Anya, 13 ans, se fait enlever. Son frère jumeau a disparu et elle a grandit avec Tigre Blanc, qui, comme tous les autres animaux, comprend le langage des Hommes. Elle retrouve son frère en captivité et essaie de comprendre ce qui se cache réellement derrière ces disparitions.

 

 

"Moi, je suis le temps. Pas le temps qu'il fait ! Le temps qui passe... Les femmes me craignent plus que les hommes, mais elles me résistent mieux et vivent plus longtemps qu'eux."

 

 

Véritable conte des origines, Anya et Tigre Blanc émerveille par son texte poétique, son sujet haletant et ses peintures superbes. Couleurs froides pour le décor extérieur, ton chaud pour les scènes intérieures, les illustrations pleine page donnent toute sa dimension à ce conte fantastique et fabuleux. Le texte imagé soulève des problématiques sérieuses comme l'enlèvement d'enfants ou la cohabitation hommes/animaux. De plus, le parti pris de faire du Temps le narrateur donne une dimension originale au récit. Cet album sensationnel fait voyager, rêver, s'émerveiller, dès 7 ans.

 

 

Anya et Tigre Blanc de Fred Bernard et François Roca

Albim Michel Jeunesse, 2015

19,00€

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:30

Lorsque j'ai entre les mains un roman avec, sur la couverture, le nom de Neil Gaiman, je me pose rarement la question de la qualité du texte. Après Le jour où j'ai échangé mon père contre deux poissons rouges ou Mes cheveux fous, tous deux en collaboration avec Dave McKean, Neil Gaiman passe à la tranche d'âge supérieure ! Par bonheur, le lait est un petit roman, richement illustré : Skottie Young pour l'édition américaine, Chris Riddell pour la britannique et le très très grand Boulet pour la version française. Que du bonheur !

 

 

Ce matin, catastrophe ! La bouteille de lait est vide de chez vide. Tout ça parce que Maman est partie en voyage et que Papa a complètement oublié de faire les courses. Il file à l'épicerie d'à côté. Enfin... Il file, façon de parler ! Après un temps qui semble interminable, Papa revient enfin. C'est que sur le trajet, il a vécu de drôles d'aventures incluant en vrac : des aliens, des pirates, des wompires, des cannibales, une machine à voyager dans le temps, mais, surtout, un stégosaure dirigeant une énorme montgolfière. Mais par bonheur, le lait est toujours resté dans les mains de Papa !

 

"- J'ai acheté le lait, a dit mon père. (...) Je suis sorti de l'épicerie du coin, et j'ai entendu un bruit bizarre qui semblait venir d'au-dessus de moi. Un bruit de ce genre : FRUMMMFRUMMM. J'ai levé les yeux et j'ai vu un énorme disque argenté qui flottait dans les airs au-dessus de la rue Marshall. (...) La chose bizarre, c'est le rayon de lumière qui est sorti du disque - un rayon scintillant et luisant d'une lumière qu'on voyait même en plein jour. Et tout d'un coup, je me suis retrouvé aspiré dans le disque. Par bonheur, j'avais mis le lait dans la poche de mon manteau."

 

 

Après Le jour où j'ai échangé mon père contre deux poissons rouges, Neil Gaiman s'est senti mal d'accuser comme ça à tort les pères d'étourderie et d'inconscience. Dans Par bonheur, le lait il réhabilite ainsi le rôle du père, vivant d'extravagantes aventures en secret, sans que personne ne s'en doute. Avec autant d'imagination que de talent, autant de loufoquerie que de génie, Neil Gaiman semble avoir jeté toutes ses idées dans un immense sac fourre-tout, tout mélangé et il en ressort un roman unique et extraordinaire. Boulet a parfaitement réussi à retranscrire en illustrations ce fourmillement d'aventures, avec toujours une touche bien à lui comme le regard éberlué de Papa ou l'exaltation du stégosaure. C'est évidemment un excellent roman à partir de 9 ans mais aussi (voire surtout ?) un chef d'œuvre pour les fans de Neil Gaiman ou de Boulet (ou des deux réunis !). À lire, relire et offrir !

 

 

Par bonheur, le lait de Neil Gaiman et Boulet

Au diable vauvert, 2015

15,00€

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 12:30

Les éditions Castor Poche ont lancé la collection "Au secours !" depuis le mois de septembre. Ayant pour volonté de mettre en scène les soucis quotidiens et les préoccupations des enfants, cette collection s'est ouverte sur les titres suivants : Je veux être fils unique et Ils me prennent pour un génie. Nous retrouvons les mêmes personnages dans chacun des volumes et... les mêmes auteures ! Au texte, Alice Brière-Haquet, à l'illustration, Églantine Ceulemans.

 

 

Au secours ! Je veux être fils unique, 2015 – 6,90€

 

Dans l'immeuble Sans-Souci, à Tout-à-rive, vit toute une ribambelle d'habitants, tous plus attachants les uns que les autres. Paul, l'aîné d'une fratrie de 4 enfants, ne supporte plus ses petites sœurs. Entre les batailles pour la télécommande et leurs jeux incessants, il n'est jamais tranquille. Ce qui tombe plutôt bien, c'est que juste au-dessus de lui vit Gaspard. De parents divorcés et fils unique, il apprécie beaucoup les sœurs de Paul et aimerait bien un peu plus d'agitation dans sa vie. Ils ont alors une idée : et s'ils échangeaient leurs places pendant une semaine ?

"C'est toujours pareil : quand les jumelles s'y mettent, à deux contre un, il n'y a rien à faire. Julie et Léa sont les reines du vas-y-j't'embrouille. Bien sûr que c'était un croche-pied ! Comment osent-elles le nier ? Paul essaie de se défendre mais leur père fait taire l'assemblée d'un grand mouvement de cuillère en bois."

 

Au secours ! Ils me prennent pour un génie, 2015 – 6,90€

 

Cette fois, c'est Léa, l'une des jumelles, qui est confrontée à un problème qu'elle ne sait comment résoudre. Depuis toujours, elle a des facilités à l'école et réussit parfaitement ce qu'elle entreprend. Sa famille la prend pour un génie. Mais voilà, aujourd'hui, elle est bloquée sur une rédaction. Le thème : Que voudriez-vous faire plus tard ? Léa n'en a aucune idée... Comment pourra-t-elle rendre sa rédaction dans deux jours alors qu'elle n'a pas écrit une seule ligne ?

"Julie aussi s'est mise au travail, là-haut, sur son lit en mezzanine. Elle s'est allongée, les jambes contre le mur, pour faire descendre les idées au cerveau . Paraît que ça l'aide à réfléchir et, en effet, elle écrit sans s'arrêter. Léa aurait presque envie d'essayer."

 


Cette collection est très pertinente car les sujets sont amenés avec beaucoup d'humour et de justesse. Texte et illustrations se complètent, totalement dépendants l'un de l'autre. Les personnages sont des gens banals, aux réactions normales et les auteures retranscrivent un quotidien très réaliste. Le roman propose également une double page finale pour répondre plus concrètement aux questions sur le sujet traité et un petit test pour amuser les lecteurs. On s'attache à la famille Tessier, une famille comme les autres à laquelle les enfants s'identifieront. Une collection prometteuse, dès 7 ans !

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:30

Cécile Alix est une auteure prolifique. Parmi ces dernières parutions, une m’a particulièrement plu : La mémé du chevalier. Ce petit roman paru chez Magnard jeunesse qui, comme je vous le disais dans un article précédent (Un éléphant pour le thé de Linda Groeneveld), propose depuis quelque temps une collection pour les petits et grands lecteurs à partir de 8 ans. 
 


Aujourd’hui, c’est la catastrophe ! La princesse Azéline a disparu. Son père, le roi Adhémar, décide de faire appel au chevalier Alcide l’intrépide pour la retrouver. Le problème est que notre chevalier n’a pas exercé son métier depuis quelques années, faute de personnes à sauver ou de dragons à pourfendre. Le voici donc parti pour une nouvelle aventure. Mais à la dernière minute un personnage inattendu décide de le rejoindre : sa mémé. Elle aussi veut participer, rencontrer le roi, voir un dragon pour la première fois... Bien des surprises les attendent ! 



Il me faut saluer l’originalité de ce roman ! Il se compose d’un savant mélange d’humour, d’aventure et de mystère, le tout accompagné d’illustrations absolument géniales. Notons aussi le travail relativement important sur l’écriture, avec beaucoup de rimes et de jeux de mots qui renforcent l’humour du roman et le vocabulaire des enfants. Les personnages sont attachants, surprenants et sauront plaire aussi bien aux petits qu’aux grands lecteurs ! À faire découvrir à partir de 8 ans. 

 

 



 

La mémé du chevalier de Cécile Alix
Magnard jeunesse, 2015
9,90€



 

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:30

Tempête au haras est d’abord un roman sorti en 2012 à L’école des loisirs. Il est adapté cette année en bande-dessinée avec Jérémie Moreau, auteur du Singe de Hartepool chez Delcourt. Une très belle surprise à découvrir ou redécouvrir. 

 


Jean-Philippe est né une nuit, au même moment que la jument Belle-intrigante, dans le haras que gèrent ses parents. Il grandit à ses côtés et construit le rêve de devenir jockey. Sa jument donne à son tour naissance à une pouliche : Tempête. Très vite, Jean-Philippe devient persuadé que cette pouliche sera un crack, c’est-à-dire le cheval qui gagnera les grandes courses. Mais un soir d’orage, inquiet pour ses compagnons à quatre pattes, il part voir dans les box : sous la panique, tempête bouscule notre jeune jockey et lui brise la colonne vertébrale. Condamné à continuer sa vie en fauteuil roulant, il ne pourra à priori plus jamais monter à cheval. Commence alors un combat fort contre les idées reçues et contre le destin ! 

 


Le roman avait déjà été une très belle découverte, avec une écriture à la fois simple et forte. L’histoire originale et surprenante avait conquis bon nombre de lecteurs et elle va en conquérir beaucoup encore avec l’ajout des magnifiques illustrations. Le texte est toujours aussi fort, accompagné de dessins fins, travaillés, qui renforcent les questions posées par l’histoire et les personnages. Un texte à découvrir, redécouvrir ou faire découvrir à son entourage. Un gros coup de cœur, pour les enfants et les grands à partir de 10 ans.

 


Tempête au haras de Chris Donner et Jérémie Moreau
Rue de Sèvres, 2015
14,00€

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:30

"Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide."

 

 

Partons de cette citation d'Einstein et arrêtons-nous quelques instants sur la nouveauté de Castelmore Comme un poisson dans l'arbre. Pour la première fois depuis que l'édition existe, une maison d'édition grand public publie un roman adapté aux lecteurs dyslexiques. Typographie spéciale, mise en forme du texte réfléchie et petits conseils de lecture : Jennifer Bentini, présidente de l’association La plume de l’Argilète (maison d’édition spécialisée dans les ouvrages adaptés) s'est penchée sur la réalisation de ce roman. Une version standardisée est également disponible.

 

 

 

Allie a 11 ans. Elle est débrouillarde, rigolote et plutôt sympathique. Et pourtant... elle n'a de cesse de se faire envoyer chez la directrice et passe pour une idiote aux yeux de tous. Pourquoi ? Parce qu'Allie cache un terrible secret : elle ne sait pas lire. Un beau jour arrive un nouveau professeur. Particulièrement attentif aux difficultés de chacun de ses élèves et testant de nouvelles méthodes, il comprend assez vite que quelque chose ne tourne pas rond chez Allie. Jusqu'au moment où il pose enfin un nom ; Allie n'est pas stupide, elle est simplement dyslexique.

 

 

"Sur l'affiche, il y a deux mains tendues l'une vers l'autre. Génial. Encore un de ces trucs bateau sur l'amitié ou la solidarité ou un truc du genre. Je n'ai même pas d'amis.

- Allie, s'il te plaît, lis-moi ce qu'il y a écrit.

Les lettres sur l'affiche ressemblent à de petits insectes noirs qui grouillent sur le mur. Je parviendrais sans doute à les déchiffrer, avec beaucoup de temps. Et, quand je suis nerveuse, ce n'est même pas la peine d'essayer. Tout s'efface. Mon esprit est aussi vide qu'une ardoise magique qu'on a secouée. (...) Je tente un coup de bluff en la regardant droit dans les yeux.

- Je n'ai pas besoin de vous lire ce qu'il y a écrit. J'ai compris. C'est vrai. Je sais déjà tout ça."

 

 

Comme un poisson dans l'arbre est un roman extrêmement positif, que ce soit pour les lecteurs dyslexiques ou non. Le message est simple : chaque personne possède sa propre forme d'intelligence, qu'elle soit littéraire, scientifique ou artistique. Au delà d'une histoire assez simple d'acceptation de soi, on retrouve une réflexion sur l'enseignement ou l'amitié. Chaque lecteur y trouvera un reflet de sa réalité à travers la multitude de thèmes abordés avec finesse. Comme un poisson dans l'arbre est un événement dans le monde de l'édition, à mettre entre toutes les mains, dès 10 ans.

 

 

Comme un poisson dans l'arbre de Lynda Mullaly Hunt

Castelmore, 2015

10,90€ version normale

15,90€ version adaptée

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 12:30

Les éditions Thierry Magnier ont pour politique de publier des albums exigeants et de grande qualité. Cette année encore, Emmanuelle Houdart nous offre un album OVNI, absolument bouleversant. Dans ce projet, elle s'est associée à Stéphane Servant. Le résultat est remarquable.

 

 

 

 

 

 

 

 

N'aie pas peur, m'a dit ma mère.
Quand tu es née
J'ai tatoué à l'endroit de mon cœur
Un chant d'oiseau
Le premier cri que tu as lancé
Une étoile de rosée
Ton visage adoré.

Le chemin vers toi
Jamais je ne pourrai l'oublier.

 

 

Ma mère est un cri d'amour, d'un enfant à sa mère. Il relate les différentes étapes de la vie de ce duo, jusqu'à la séparation inévitable de l'émancipation, de la maladie ou de la mort. Stéphane Servant propose un texte si poétique que chacun y voit son interprétation. L'émotion dégagée tant par le texte que par les illustrations fabuleuses d'Emmanuelle Houdart fait de cet album un objet à part. Dès les premières pages, on est happé dans un univers unique, auquel on ne peut rester insensible.

À offrir à toutes les mères, à la sienne en particulier, pour le lire avec leurs enfants, dès 5 ans.

 

Ma mère de Stéphane Servant et Emmanuelle Houdart
Éditions Thierry Magnier, 2015
18,00€

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 12:30

Ah, quel monde bien mystérieux que le métro ! Un univers sombre, bruyant, parfois inquiétant. C’est en tout cas ce terrain qu’ont voulu explorer Darlot et Pilet dans cette nouvelle série, dont le premier tome vient tout juste de paraître chez Kennes. Une très belle surprise…

 

Ninn est une petite demoiselle d’une dizaine d’année, recueillie à sa naissance par deux ouvriers dans le métro. Cet univers, elle le connaît presque par cœur justement, et elle en est passionnée, mais il lui reste encore un mystère à résoudre : celui de son origine. Un jour, elle croise par hasard dans les couloirs un vieux monsieur qui tente d’attraper des papillons apparemment invisibles mais qui, selon lui, représentent une menace. Le lendemain, Ninn voit alors elle aussi ces étranges papillons virevolter partout dans le métro. Elle décide de résoudre à son tour ce mystère qu’elle semble être la seule à voir… Il va la mener vers une ancienne ligne de métro, aujourd'hui fermée au public et totalement interdite d’accès….

 

 

C’est la BD de la rentrée littéraire pour enfants ! Une intrigue originale, un univers graphique à la fois sombre et en même temps merveilleux : un mélange parfait et détonant pour un premier tome très réussi. Les héros sont à la fois attachants et mystérieux, le décor du métro est dépeint de façon original, ce qui donne envie d’aller en explorer les moindres recoins, à l’aide de quelques papillons éclaireurs bien sûr ! En résumé, une BD à mettre entre toutes les mains à partir de 10 ans.

 

Ninn, Tome 1 La ligne noire de Darlot et Pilet
Éditions Kennes, 2015
14,95€

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 12:30

Pas facile d’écrire une histoire à 3… C’est pourtant le défi que se sont lancé deux auteures et une illustratrice, toutes ayant déjà un pied dans le monde de la littérature jeunesse, à travers le journalisme ou l’écriture. Et c’est une belle réussite ! Je vous présente le premier volume des aventures de Lucile Finemouche et son compagnon le Balafré. En voici tout d’abord un petit résumé.

 

Bienvenue dans l’agence de détectives privés 3ID (Investigation Discrète, Indices Décisifs, Intrigue Dénouée). Elle se compose de deux associés : Lucile Finemouche et Le Balafré, tous deux jeunes enquêteurs pour qui les affaires marchent plutôt bien. Et les voici sur une nouvelle affaire : le dernier manuscrit de Madame Agatha Holmes vient d’être dérobé, alors qu’elle s’apprêtait à le dévoiler au public… Une enquête plutôt classique démarre. Mais très vite, le mystérieux voleur disparaît littéralement, laissant place à d’étranges phénomènes ou fantômes et autres esprits démoniaques… Une aventure que nos deux héros, poussés par leur curiosité, vont devoir résoudre avec beaucoup de sang-froid et de patience ! 

 

C’est une histoire très surprenante (je ne vous en dit pas plus…) qui mérite l’attention des jeunes lecteurs. Des personnages hauts en couleurs avec des caractères et des histoires plus loufoques les unes que les autres, un univers un peu sombre et mystérieux, un vocabulaire et une écriture recherchée (parfois peut-être un tout petit peu difficile pour des petits lecteurs) et surtout des rebondissements et révélations à chaque chapitre pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page ! Une note toute particulière pour les illustrations très jolies, qui ajoutent un petit plus à l’univers du roman. 
À partir de 9 ans pour les bons lecteurs. 



Lucie Finemouche et le Balafré, Tome 1 La dimension chronogyre 
de J. Vallery, A. Fati et Y. Dumont
Actes Sud Junior, 2015
12€

 

En prime, une petite vidéo présentant l’histoire et les illustrations

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 12:30

Avez-vous entendu parler de la série W.I.T.C.H. ? Créée en 1998, cette série alliait à la perfection magie et aventure pour les petites filles de 8 à 12 ans. Leur créatrice, Elisabetta Gnone, revient cette année avec un univers très développé. Best-seller en Italie, Fairy Oak rassemble une trilogie et une série annexe intitulée Les quatre mystères. Les éditions Kennes nous font le plaisir d'éditer le premier volume, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est prometteur !


Aux confins d'un monde merveilleux, aux paysages rappelant les falaises normandes ou les vertes prairies d'Irlande, se trouve le village de Fairy Oak. Depuis la nuit des temps y cohabitent créatures fantastiques, humains "Magiques" et "Non-Magiques", vivant en parfaite harmonie. Nous y rencontrons donc Féli, fée-nounou de la famille Periwinkle. Avec tendresse, elle est chargée de veiller à la bonne éducation des jumelles Vanilla et Pervinca et, surtout, de déceler toute trace de pouvoirs magiques entre l'arrivée des premières prémolaires et leurs poussées définitives. Leur tante, Lalla Tomelilla, sorcière accomplie et renommée, ne peut imaginer ses nièces sans pouvoirs. Surtout avec la terrible menace qui gronde sur Fairy Oak...

 


 

"Tout le monde savait que Lalla Tomelilla était une sorcière, et tout le monde avait de l'estime pour elle. Elle était peut-être l'habitante la plus respectée de Fairy Oak et l'estime qu'on lui témoignait rejaillissait sur moi : tout le monde, ou presque, me choyait et avait pour moi mille égards. Et ce n'est pas tout : comme les Magiques de Fairy Oak qui avaient des nièces et des neveux hébergeaient d'autres fées-nounous telles que moi, j'avais également beaucoup d'amies.
Chacune de nous veillait sur ses petits magiciens es ses petites sorcières en herbe. Pour moi, j'en avais deux, qui se prénommaient Vanilla et Pervinca. C'étaient les nièces de Lalla Tomelilla, les filles de sa sœur, Dahlia Periwinkle.
"


Mettre un pied à Fairy Oak, c'est se laisser emporter par des personnages attachants, un Chêne Parlant et une petite fée dépassée par les événements. Elisabetta Gnone construit un univers fabuleux dans lequel le lecteur peut s'identifier et s'immerger. En filigrane, elle explore de nombreux thèmes tels que l'amour, l'amitié et les relations au sein d'une fratrie de façon profonde et subtile. Un premier tome très réussi, à lire dès 8 ans.

 

Fairy Oak, Tome 1 Le secret des jumelles d'Elisabetta Gnone
Éditions Kennes, 2015
15,00€

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