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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 11:00

Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, Robin est notre agent double, étudiant le jour et lecteur la nuit ! Voici donc une nouvelle sélection des ses coups de coeur  !

 

Ciao Bianca de Vincent Villeminot

Fleurus, 2019 - 13,90€

 

 
Bien que la quatrième de couverture me paraissait peu attrayante, j'ai été agréablement surpris par ce roman empreint de sentiments sincères dont la lecture est un plaisir.  
Malgré la situation dramatique du début du roman, l'auteur parvient à insérer judicieusement des touches d'humour tout au long de l'histoire. Les réactions des personnages et leurs dialogues sont naturels et la relation entre les frères et sœurs est à la fois complexe et touchante. 
 
 
Les secrets du Strom de Benoit et Emmanuelle de Saint Chamas
Nathan, 2019 - 15,95€
 

 

 
Les Secrets du Strom est excellent et son concept complètement novateur surprend le lecteur, avide d’en savoir plus sur cet univers original. Un livre entraînant, qui, de surplus, peut être facilement compris et apprécié à sa juste valeur sans avoir lu la première trilogie. Alors que les humains n’utilisent que 10% de leur cerveau, les 90% restants sont utilisés par les Séides (membres du Strom) et leur permettent de faire des choses que nous qualifierions de “magiques”. Cette science-fiction à la frontière du fantastique donne une atmosphère intrigante et prometteuse.
 
 
Killing November de Adriana Mather
Pocket Jeunesse, 2020 - 17,90€
 

 

 

Killing November est une valeur sûre. Le contraste entre le lieu où se passe l’histoire, une école, et l’atmosphère de danger permanent rend l’histoire très intéressante. Le fait que l’héroïne ne sache même pas qu’elle appartient à la Strategia, une organisation secrète toute puissante, permet au lecteur d’en savoir autant que le personnage qu’il suit et de ne pas être trop perdu par les multiples familles, leurs caractéristiques, et l’appartenance des élèves à ces familles. Ce danger permanent auquel November fait face lui fait vivre des aventures toutes plus palpitantes les unes que les autres. La confusion et le mystère sont maniés de main de maître dans ce roman, le lecteur aussi bien que la protagoniste, entre complots et trahisons, ne parviennent pas à comprendre le but de chacun, et ainsi, il est impossible de lâcher ce livre. Même si cette école originale et ses matières font envie au premier abord, on réalise vite que la haine et le danger prédominent et, même s’ils rendent l’histoire d’autant plus passionnante, ils font aussi passer toute envie au lecteur de découvrir ce fameux pensionnat. En bref, Killing November est un roman sans prise de tête mais incroyablement divertissant avec un univers et des personnages complexes dans un contexte incongru et ce mélange donne un résultat parfait.

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 11:00

Depuis quelques mois déjà un nouveau membre nous a rejoint dans l'équipe lecture et coups de cœur de la librairie ! Il s'agit de Robin smiley

 

Du haut de ses quatorze ans, il est un lecteur averti et critique qui a su gagner notre confiance et nous convaincre lorsqu'il défendait ses coups de cœur. Et comme il est d'accord, et que nous avons un peu de temps, nous avons décidé de les partager avec vous ici.

C'est parti pour une première sélection !!

 


Le Matin de Neverworld de Marisha Pessl.

Gallimard Jeunesse, 2019 - 18€

 

 

 

Ce livre m’a énormément plu, cependant, étant donné que j’adore les livres de science-fiction, il se peut que je ne sois pas très objectif.

Avis aux amateurs de Science Fiction : Le matin de Neverworld ne vous décevra pas, bien au contraire. Au delà des références - et même des emprunts - au film culte un Jour sans fin,  Marisha Pessl lie ce concept (celui de la boucle temporelle) original à de plus sombres sujets, tout aussi passionnants. Entre fantastique (voyage dans le temps), policier (suicide, meurtres, et autres intrigues) et science-fiction (le Neverworld), ce livre manie les genres à la perfection. Pessl conclut magistralement avec une fin digne d’Inception.

 


La Vie est un jeu d'échecs de Om Swami.

Fleurus, 2019 - 15,90€

 

 


Bon roman, La vie est un jeu d’échecs raconte l’histoire imaginaire de Vasu Bhatt, un jeune prodige des échecs. Un jour, un vieil homme passionné par ce jeu lui propose de devenir son maître pour le faire progresser. Ce roman d’apprentissage, qui traite finalement plus de l’état d’esprit nécessaire pour gagner et pour aborder la vie de façon positive que des échecs en eux-mêmes, insiste sur l’évolution psychologique du protagoniste et nous fait personnellement réfléchir à nos priorités. Malgré les multiples références pointues aux pions blancs et noirs qui pourraient dérouter le lecteur, ce livre reste accessible à tous et très agréable à lire. Le suspense créé par chacun des tournois de Vasu nous tient en haleine jusqu’à la fin du roman.

 


Le Royaume de Pierre d'Angle de Pascale Quiviger.

Éditions du Rouergue, 2019 - 16,90€

 

 

Le royaume de Pierre d’Angle plaira à tous. Ce roman est un panaché de fantaisie, aventure, intrigues familiales, meurtres, enquêtes, mystères, humour, amour, conquête du pouvoir, manipulations... On s’attache facilement aux personnages: l’intrigante Ema, dont on espère découvrir les secrets et le sympathique Thibault avec qui elle lie une relation compliquée à cerner. Ce premier tome se termine par une phrase pleine de suspens qui convainc le lecteur d’attendre la suite avec impatience. Un époustouflant début de saga qui s'annonce très prometteuse (3 tomes disponibles à ce jour).

 


Nous espérons que les critiques de Robin auront suscité la même envie chez vous que chez nous ! En tout cas, de nouvelles arriveront très bientôt !

N'oubliez pas, même confinés vous pouvez soutenir vos librairies en commandant vos ebooks et autres livres numériques sur une de leurs plateformes ! Retrouvez-nous, ainsi que les cent quarante autres librairies de notre réseau, sur le site Paris Librairies !

 

 

Bon vendredi et bon weekend à tous laugh

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:00

L'idée de cet article me trottait dans la tête depuis un certain temps maintenant. Plus exactement depuis le 6 février dernier, lorsque nous avons reçu la réédition des deux premiers tomes de Skully Fourbery de David Landy chez Gallimard Jeunesse. Je me suis alors retrouvée submergée par une vague de bons souvenirs et me suis empressée de les partager avec mes collègues et certains d'entre vous. En même temps c'est normal, cette série était rudement chouette !

Alors que nous avons du temps à ne plus trop savoir qu'en faire depuis plusieurs jours, je me suis dit que c'était le moment ou jamais pour revenir avec vous sur certaines de mes lectures d'enfance. Des lectures qui m'ont particulièrement marquée et que je prend beaucoup de plaisir à vous conseiller au quotidien.

Ces lectures je les ai chéries, j'entretiens leur souvenir. Et puis il y en certaines que j'avais oubliées et que j'ai retrouvées avec le plus grand plaisir, telles une madeleine de Proust.

Voici donc une petite sélection de mes meilleurs souvenirs de lecture. Des titres pour lesquels j'ai une affection toute particulière. Des titres avec lesquels je partage une histoire que je suis heureuse d'échanger avec vous aujourd'hui.

 

 

Tremolo de Tomi Ungerer. École des Loisirs, 1998 - 5€

 

 

Comme beaucoup d'enfants j'ai été abonnée à l'École des Max. Vous savez, cet abonnement proposé par l'École des Loisirs permettant un accès à la culture et au livre simplifié pour les familles et les enfants ?

 

 

Mon premier coup de cœur de jeunesse vient de là et il s'agit du magnifique (et effrayant) Tremolo. Je reconnais avoir hésité avec Le Roi est occupé (Mario Ramos) et Le Doudou méchant (Claude Ponti), mais malgré mon affection pour eux, ils n'ont pas été aussi importants que l'album de Tomi Ungerer.

Le jeune Tremolo, bien que sans le sou, est un musicien de talent. Malheureusement pour lui, sa voisine, une vilaine voyante, préférerait rester au calme. Au lieu de ça, elle se sent envahie par ce bruit incessant que produit Tremolo avec ses instruments. Elle décide donc de le chasser et de le maudire afin qu'à son tour il se retrouve envahi. Dès lors que le sort est jeté, chacune des notes jouées par Tremolo devient physiquement réelle, noyant bien vite le musicien dans un océan de croches, de noires et de soupirs.

Tremolo se croit perdu et condamné à fuir sa propre musique jusqu'au jour où il croque l'une de ses notes et découvre qu'en plus d'être comestibles, elles sont délicieuses.

Le musicien perçoit là une occasion unique. Il peut tourner la malédiction à son avantage en partageant sa musique et en vivant grâce à elle. Commence alors une aventure pour le moins rocambolesque et à la fin inattendue.

 

 

Je devais avoir six ou sept ans lorsque j'ai reçu cet album. Et il m'a marqué de bien des façons. La première étant l'horrible ventre/troisième œil de la voyante. Je l'avais trouvé terrorisant (c'est toujours le cas) et il m'avait valu plusieurs nuits de cauchemars.

Je pense également que l'amour qu'a le personnage de Tremolo pour sa musique a participé au fait que j'en suis moi-même devenue une grande amoureuse. Dans cet album, la musique est le refuge du personnage, une amie qui, peu importe la situation, ne l'abandonne jamais vraiment. Un message qui m'a particulièrement touché. Quelques années plus tard je commençais à apprendre le cor d'harmonie (regardez à nouveau la couverture, vous comprendrez)...

 

 

Le Passeur de Lois Lowry. École des Loisirs, 1993 - 9,80€

 

 

Le roman dont je vais vous parler maintenant, c'est ma madeleine de Proust. Reçu à un Noël, la couverture de ce livre m'avait totalement rebutée, je l'ai quand même lu et j'ai bien fait (c'est quelque chose qui arrive souvent, regardez ici). Je devais avoir onze ou douze ans et j'ai incontestablement passé un de mes meilleurs moment de lecture. Avec les personnages de Lois Lowry j'ai appris le sens de l'amitié et l'importance de la révolte ; l'importance d'être soi et d'exprimer ses opinions.

Et puis j'ai lu d'autres choses, j'ai grandi, mes goûts ont changé et j'ai oublié. Jusqu'au jour où l'adaptation cinématographique a été annoncée. Je me souviens avoir pleuré lorsque j'ai vu la bande-annonce et que mes souvenirs sont revenus ; je redécouvrais quelque chose que j'aimais profondément, relisais le livre, voyais le film (plusieurs fois...) et découvrais qu'une suite aux aventures de Jonas m'attendais. C'était absolument génial.

 

 

Dans le monde où vit Jonas tout est formaté. Les couleurs n'existent plus. La notion de famille n'existe plus. Les sentiments n'existent plus.  La volonté propre n'existe plus. Ainsi plus personne n'est différent, tous les êtres sont égaux.

L'année de leurs douze ans, les enfants de ce monde sont appelés et écopent chacun d'une tâche, d'un rôle bien particulier qu'ils tiendront toutes leurs vies dans la société. Ce jour là, Jonas est choisi pour devenir le nouveau Passeur. Il va devoir apprendre afin de devenir le seul et dernier réceptacle des souvenirs et de la Mémoire de l'Humanité telle qu'elle était autrefois. Il sera amené un jour à devenir un conseiller capable d'aider et de guider son peuple sur la meilleure voie possible ; tout en gardant ses secrets bien entendu.

Lors de sa formation, Jonas va découvrir ce qu'est vraiment la vie. Ainsi, il va découvrir l'amour et le bonheur, la guerre et la souffrance mais aussi la culture. Cette ouverture, cette plongée dans le passé, va profondément changer notre héros qui va alors remettre en cause tout l'univers dans lequel il vit et qui l'a façonné.

 

 

Grand roman de formation, le Passeur est aussi le premier tome d'une des premières et plus grandes sagas dystopiques pour adolescents. Aujourd'hui devenu incontournable, l'univers compte un grand nombre de fans à travers le monde entier (oui, j'en suis).  Également reconnu comme un des meilleurs romans de science-fiction pour la jeunesse, il est souvent prescrit par les écoles et encore plus souvent conseillé par de nombreux libraires ; l'équipe de l'Émile en premier d'ailleurs !

 

 

L'Apprenti Assassin (L'Assassin royal, 1) de Robin Hobb. Éditions J'ai Lu, 1992 - 8,50€

 

[Bon. Après présentation de celui-ci vous devriez avoir compris à quel point la couverture est importante dans le choix d'un livre...]

 

C'était l'été entre le collège et le lycée, alors adolescente, je me fournissais en livres dans la même bibliothèque depuis déjà plusieurs années. Choisissant mes lectures par rayon puis à la couverture, j'étais dans ma grande période fan de fantasy et d'imaginaire. Tout y était passé : Eragon, Harry Potter, Ewilan, Ellana, Tara Duncan (oui oui) ou encore Peggy Sue. Le rayon de la bibliothèque en question n'étant pas bien grand, il ne me restait plus qu'une solution pour être sûre de ne pas passer le mois d'août le plus ennuyeux de toute ma vie : emprunter les six premiers tomes de cette série aux couvertures horribles que j'évitais déjà depuis plusieurs mois. J'ai nommé la génialissime saga de Robin Hobb : L'Assassin royal.

C'est cet été là que mon amour pour les histoires s'est confirmé et que mon envie, ma vocation de libraire a pointé le bout de son nez.

Notre histoire commence aux pieds d'un château, lors d'une nuit de tempête, quand un vieil homme abandonne son petit fils au soin de son père, futur souverain du royaume. Ce petit garçon, c'est FitzChevalerie, fils illégitime du prince héritier et d'une simple paysanne.

 

 

L'Assassin royal retrace l'histoire de Fitz à partir du moment où le roi, son grand-père, s'assure de faire de lui son allié plutôt que son ennemi. Il devient alors son espion et assassin personnel. A travers chacun des tomes de cette gigantesque saga, le lecteur voit le héros grandir et tenter de se trouver une place au sein d'une cour et d'un monde qui ne veut pas de lui.

Car être un bâtard n'est pas le seul soucis de Fitz, il est également doué de magies. Il maîtrise le Vif, magie considérée comme impure, sauvage et primitive, qui lui permet de communiquer et de créer un lien mental avec les animaux. Mais il possède également l'Art, une forme de magie bien plus noble dont seul les membres de la famille royale sont doués. A l'opposé du Vif, l'Art permet d'établir un lien télépathique entre plusieurs esprits humains.

Perdu entre ses deux dons et entre ceux qui lui veulent du mal et d'autres qui ne lui veulent que du bien, Fitz sera témoin et acteur de nombreux événements qui bouleverseront son histoire et l'histoire de son royaume.

 

 

Avec cette saga en treize tomes, Robin Hobb, génie de la fantasy moderne, pose les bases d'un univers étendu absolument incroyable et fascinant dans lequel on prend plaisir à plonger pour ne plus en ressortir.

 

La preuve en image :

 

 

 

Voilà, je pense avoir réussi à vous rendre compte de mon enthousiasme et de mon amour à propos de ces quelques titres (je me suis retenue, j'avais envie d'en mettre plein d'autres...)

En ces temps de confinement, il me semblait important que nous gardions le contact. Et comme je n'ai plus trop accès aux étagères de la librairie et aux nouveautés, c'était le moment ou jamais de vous parler de ces petits trésors personnels !

N'hésitez pas à nous partager les vôtres, que ce soit en commentaires, par mail, sur nos réseaux ou même à la librairie directement ; on adore ça ! :)

 

 

 

Sur ce, je vous laisse, je retourne me plonger dans Skully Fourbery (dix ans plus tard, c'est toujours aussi bien) !

 

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 15:59

En tant que germaniste, je n'ai jamais réellement étudié ou pris le temps de découvrir l'Espagne et son histoire. Lorsque nous avons reçu Hôtel Castellana j'ai d'abord été refroidie par sa couverture puis je me suis dit : et pourquoi pas ?

Ruta Sepetys est une autrice reconnue pour ses récits historiques comme Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre ou encore Le Sel de nos Larmes. C'était donc l'occasion rêvée pour moi d'apprendre de nouvelles choses et de découvrir une nouvelle plume.

Vous savez quoi ? Je n'ai absolument aucun regret.

 

 

Daniel Matheson a dix-huit ans lorsque pour la première fois il se rend en Espagne. Son père, riche homme d'affaires texan ayant fait fortune dans le pétrole, est ici pour le travail. Nous sommes en 1957 et le général Francisco Franco, chef de l'état espagnol, a décidé de faire de son pays un paradis d'affaires, notamment pour les américains. Le jeune Daniel voyage également avec sa mère, elle-même d'origine espagnole, ayant plus ou moins le mal du pays.

Chaque membre de la famille trouve ainsi son bonheur dans ce séjour. L'un pour le boulot, l'autre pour la nostalgie. Quant au dernier, il y voit un projet potentiellement idéal qui lui permettrai de remporter le concours de photo-journalisme auquel il est inscrit.

Hélas, si il était présenté comme un moment idyllique, comme des vacances inespérées, le voyage de Daniel en Espagne va prendre un tout autre tournant.

 

Anna Torres travaille à l'Hôtel Castellana en tant que femme de chambre. Ce poste est un immense privilège pour elle puisqu'il permet à sa famille de vivre. Ses parents, considérés comme opposants au régime franquiste sont morts défendant leur cause. Depuis, Anna et ses frères et sœurs tentent de survivre dans une ambiance de peur et de méfiance constante.

A l'hôtel, Anna est chargé de s'occuper de la famille Matheson, elle doit faire en sorte qu'ils ne manquent de rien. Ainsi, elle se retrouve bien vite guide personnel de Daniel à travers les rues de Madrid et leurs dangers.

Cette relation improbable deviendra bien vite essentielle pour les deux jeunes gens, voyant dans leur amitié une possibilité de fuir leur quotidien et de le fantasmer avec espoir.

 

Malheureusement, dans l'Espagne du Général Franco, la joie et l'amour libre ne trouvent pas toujours leur place et la curiosité de Daniel, face à un régime qu'il juge totalitaire, le conduira à d'étranges découvertes. Pourquoi cette inégale répartition des richesses ? Pourquoi cette ambiance pesante autour des orphelinats ? Pourquoi cette inaction totale, cette complicité, des puissants comme son père face à de telles situations ?

Daniel, armé de son appareil photo et soutenu par des alliés inattendus, va apposer son regard sur une des plus grandes dictatures du vingtième siècle.

 

 

 

- Ce que vous avez dit tout à l'heure m'intéresse. Vous disiez que la connaissance évolue parfois, que ce que nous croyons savoir peut être très éloigné de la vérité.

- En effet.

- Mais, si nous atteignons la certitude ? (il la regarde fixement.) A votre avis, ma Sœur, si nous découvrons la vérité...que devons-nous faire ?

Une note d'espoir résonne dans le cœur de Puri.

Il sait.

Elle revient vers la table.

- Quand vous découvrez la vérité, vous devez la proclamer à vois haute et aider les autres o en faire autant, Señor. La vérité brise la chaîne du silence.

Puri pose une main tremblante sur sa poitrine. Sa voix n'est plus qu'un murmure.

- La vérité nous libère tous?

 

 

 

Hôtel Castellana est un grand roman historique. Ruta Sepetys y montre une fois de plus son talent et son désir de partager l'Histoire.

"Le processus de recherche pour ce roman constitue un effort collectif et international qui s'est étendu sur huit années"  dit Ruta Sepetys au sujet de l'écriture de son ouvrage.

Bien que fortement romancé, Hôtel Castellana a à cœur de retranscrire une époque et un état d'esprit. Les différents témoignages d'époque placés tout le long du roman, marqueurs des importantes recherches avant écriture, prouvent la véracité  et l'horreur de certains actes relatés par ce récit. Bien que parfois glaçants, ils favorisent l'immersion dans la lecture.

 

En lisant ce roman, je me suis surprise à vouloir aider les personnages, à vouloir leur faire ouvrir, ou parfois, fermer les yeux. Vaut-il mieux savoir ou ne pas savoir ? C'est la question que pose Ruta Sepetys à travers ses différents personnages.

 

Enfin, si la partie historique du récit est une réussite, la partie fiction n'a rien à lui envier.

Chacun des événements, chacun des personnages et chacune de leurs actions trouvent leur juste place. Histoire d'amour, de rivalité et de famille vous emportent dans un récit entraînant et addictif.

 

Hôtel Castellana est incontestablement l'un des meilleurs romans adolescents sortis depuis le début de cette année. Il est aussi bien plus : le témoignage d'une époque à destination de tous les lecteurs curieux et ayant soif de bonnes histoires, quelque soit leurs âges.

Dès 13 ans.

 

 

 

Hôtel Castellana de Ruta Sepetys

Éditions Gallimard Jeunesse, 2020

19€

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 12:30

 

Vous aimez la science-fiction et l’histoire ? Ce roman est fait pour vous !

Cette aventure spatio-temporelle entre le futur et le passé nous fait voyager d’une époque à l’autre au fil des pages, qui nous entraîne dans une réalité aussi futuriste que visionnaire.   

 

 

 

 

 

Je n’existe plus prend place dans un futur lointain, au IIIème millénaire, dans un système planétaire à des années-lumières de la Voie Lactée. Armance Fredixen et Al Stalino sont des voyageurs du temps professionnels. Suite à une expérience génétique qui a mal tournée, Armance commence peu à peu à s’effacer du monde. Son identité a été effacée des registres, sa présence passe de plus en plus inaperçue, en une journée la vie d’Armance a basculée et son existence même est mise en péril. Le seul moyen de la sauver est de revenir dans le passé. Plus précisément sur la planète Terre, au XVIIème siècle…

 

 

 

 

 

“J’étais devenue celle qu’on ne voit jamais. Oh, non pas que j’étais matériellement invisible, mais on ne s’apercevait tout simplement pas de mon existence. Tellement quelconque que rien en moi n’attirait le regard. Pour Innisfree, les douaniers, tous les autres, j’étais manifestement quantité négligeable, quelque chose entre assistante et robot de première génération. Celle qu’on invite aux soirées par habitude, mais que personne ne remarque. (...) Celle qui ne brille pas, qui parle d’une voix éteinte et qui s’excuse toujours. Celle qu’on a vite fait d’oublier. Celle qu’on considère comme pas intéressante. (...) Le drame des effacés. Non pas ça! Je voulais qu’on me remarque! Je voulais compter pour les gens, pour tout le monde. Et c’était cela, que j’étais en train de perdre. J’en suffoquais presque.”

 

Dans la même veine que Valérian et Laureline, Je n’existe plus nous entraîne dans une aventure spatiale et historique, aussi profonde que effrénée! Avec un humour irrésistible et une légèreté apaisante, Béatrice Bottet  aborde l’importance de l’identité et de la connaissance de soi. Mêlant science-fiction et roman historique, Béatrice Bottet nous livre sa vision d’un univers interplanétaire, nouvel habitat des Terriens expatriés, ainsi qu’une plongée enrichissante dans le milieu de la noblesse au XVIIème siècle. De péripétie en péripétie, les unes toujours plus rebondissantes que les autres, ce voyage spatio-temporel sans temps mort est aussi divertissant que surprenant et nous livre une fin inattendu…

 

Une virée spatiale à ne pas louper dès 13 ans!

 

Je n’existe plus de Béatrice Bottet

Scrinéo-2019

254 pages

12.90€

 

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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 12:30

 

 

 

“Le temps, c’est de l’argent”.

Vous avez surement déjà entendu cette expression, mais avez-vous déjà imaginé l’inverse?

Et si l’argent dont nous avions besoin était le temps qui nous était imparti?

 

 

 

Au royaume de Sempéra, tout se paye en fer-de-sang. Les plus riches accumulent les siècles, tandis que les plus démunis se saignent pour gagner quelques mois de vie en plus. Vivant dans la misère, Julie refuse de céder face au sort. Afin de sauver son père gravement malade et de régler leurs dettes, elle décide de travailler en tant que servante à Everless, le domaine des Gerling, l’une des plus puissantes familles de Sempéra…Vouant une haine farouche aux Gerling depuis qu’ils les ont chassé d’Everless, elle et son père, Julie compte bien prendre sa revanche sur les injustices du passé et trouver des réponses à ses questions.

 

 

 

 

 

 

“ Les murailles apparaissent, émaillées de dizaines de gardes. A cette distance, on dirait des figurines. Instinctivement, je me recroqueville. Nous traversons les rues étroites de Laista, et lorsque nous arrivons assez près des portes du château, un soldat posté au sommet du rempart nous ordonne de nous arrêter d’une voix puissante. Tout se fait silencieux et se fige ; je n’entend plus que les battements de mon coeur.(...)  Sur le parapet, les gardes aux visages impassibles restent immobiles. J’ai le pressentiment que le monde va être englouti, que tout va s’effondrer d’un instant à l’autre. Puis, dans un vacarme assourdissant, les épais battants de bois et de métal cloutés s’ébranlent, et notre charrette s’élance de nouveau. Nous passons à l’ombre de la muraille et, enfin, nous entrons dans le palais.”

 

Avec une élégante finesse et une force surprenante, la plume de Sara Holland nous entraîne dans un roman fantasy poétique, qui aborde des thèmes actuels, bien que l’histoire se passe dans un monde médiéval. Que ce soit les inégalités sociales, la maladie ou bien  la misère, Sara Holland nous fait part de ses réflexions sur les maux de l’humanité. Néanmoins, cela reste avant tout un roman initiatique où la quête de soi prend une place importante, où l’amitié et l’amour sont difficiles à définir. Le départ de Julie à Everless symbolise le passage à l’âge adulte, où pour se construire, l’on doit doit laisser derrière soi tout ce que l’on a connu.

 

Sara Holland nous emporte dans des contrées au-delà du réel dans ce bijou de fantasy, qui se déclinera en deux autres tomes.

 

 

A lire à partir de 15 ans.

 

 

Everless de Sarah Holland

Bayard Jeunesse, 2019

450 pages

17.90€

 

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 12:30

Les jeunes ados sont des férus de bédés difficiles à contenter. En revanche, quand ils aiment quelque chose il devient difficile de passer à côté ! Parmi leurs séries à succès nous retrouvons des titres comme Les Légendaires (Delcourt), Louca (Dupuis) ou encore Seuls (Dupuis). Cette dernière saga est d'ailleurs depuis plusieurs années LA référence en matière de récit étrange et post-apocalyptique pour le public visé. Cependant, il se pourrait bien qu'un nouvel adversaire se présente dans la partie : KidZ de Aurélien Ducoudray et Jocelyn Joret (Glénat).

 

 

Brooks, Spielberg, Ben, Mickey et les jumeaux vivent tous ensemble. Ils voyagent de maisons en maisons afin d'échapper à la menace qui les poursuit. En effet, ils sont les derniers survivants d'une apocalypse zombie et pensent former le dernier rempart avant la disparition totale de l'humanité. 

Obligés de fuir sans cesse et de combattre des ennemis qui n'ont de cesse de réapparaître, nos héros s'attendaient à tout sauf à l'arrivée de Polly et Sue, deux jeunes sœurs (dont une en fauteuil roulant) en pleine traversée d'Amérique à la recherche de leurs parents. D'abord méfiants, ils acceptent finalement de les accueillir à conditions que les deux sœurs se plient à leur règlement,

 

Tout va alors changer dans le quotidien de nos héros. Pour le meilleur, et surtout pour le pire...

 

 

Cette nouvelle collaboration est ABSOLUMENT GÉNIALE ! Le scénario de KidZ rassemble tout ce qui est nécessaire à la naissance d'une bonne histoire de zombies : de l'action, du suspens, du mystère et des héros débrouillards ! 

 

Le graphisme de Joret est très moderne et parfaitement incroyable, il nous entraîne à mi chemin d'univers connus comme ceux de Gorillaz ou de Spielberg et c'est un véritable régal ! 

 

Une nouvelle série dont nous attendons la suite avec vraiment beaucoup trop d'impatience !

Dès 12 ans.

 

KidZ de Ducoudray et Joret

Glénat, 2019

14,95€

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 12:30

Les enfants sont les plus grands lecteurs et surtout les plus courageux de tous les aventuriers ! La preuve en est, ils sont les héros de nombreuses histoires ! Et dernièrement, nous avons particulièrement aimé l'un d'entre eux : il s'agit de Charlie Fisher Jr ! 

 

Charlie, 13 ans, est le fils d'un diplomate américain et d'une dame au très faible instinct maternel. C'est pour cela que depuis son plus jeune âge, il suit son père dans chaque pays qu'il visite : Angleterre, Inde, Japon ou encore Allemagne. Leur dernière destination en date ? Marseille !

Comme Charlie est un jeune garçon plutôt timide, il a du mal à se faire des amis et n'a donc personne avec qui s'amuser pendant son temps libre (et comme notre histoire se déroule dans les années 60 il n'a pas non plus de console de jeux ou de smartphone). Pour s'occuper, il s'installe donc dans un parc ou encore sur une place pour observer les passants et imaginer les moindres détails de leurs vies. 

 

Un jour, alors qu'il observe la plus grande place du marché de Marseille, un jeune hommes s'installe à côté de lui et porte son attention sur quelque chose d'absolument extraordinaire. Ensemble ils voient œuvrer une bande de pickpockets. Tellement absorbé par ce manège, Charlie ne se rend même pas compte que lui aussi est en train de se faire arnaquer ! En effet, son interlocuteur lui a sournoisement dérobé son stylo...

Charlie se lance alors à la poursuite de son voleur. Il parvient à le rattraper, puis le force à accepter son offre : si il apprend à Charlie comment voler, ce dernier ne le dénoncera pas à la police...

 

Et c'est à cet instant que survint l'événement qui donnerait un virage à quatre-vingt-dix degrés à la vie rectiligne de Charlie Fisher. 

L'homme fut dépouillé.

Plus exactement : des pickpockets le volèrent. 

Pas un vol éclair dans un moment de distraction, non : tout avait été très bien orchestré, digne d'une chorégraphie soigneusement préparée. Charlie vit à peine l'action, comme lorsqu'on aperçoit du coin de l’œil un oiseau-mouche s'approcher brièvement, avant qu'il ne s'envole. Le garçon placé devant s'arrêta soudain afin que l'homme stoppe sa marche à quelques centimètres seulement de son dos. Un troisième enfant sorti de nulle part - un garçon de l'âge de Charlie apparut alors dans la foule et, d'un geste tranquille, donna un léger coup à l'arrière du chapeau de l'homme, de telle sorte que le couvre-chef descendit légèrement sur son front. L'individu, pensant avoir été simplement bousculé, sortit la main de la poche de son pantalon et releva le bord de son chapeau. La fille, parfaitement positionnée derrière lui, profita de cette seconde pour glisser doucement la main sur le côté du pantalon de l'homme - un geste léger, comme quand on balaye une miette sur sa manche-, puis elle se mit brusquement à courir. Un quatrième enfant - un autre garçon - se détacha de la foule et se plaça à côté de la fille. Un objet marron fut transféré de l'une à l'autre : un portefeuille. 

 

 

 

 

Charlie Fisher et le gang des Whiz est une gigantesque histoire d'amitié mais aussi une aventure hors norme. En effet, à travers les règles du gang des Whiz, Colin Meloy met en avant les règles de fidélité et de confiance qui permettent la création d'une relation amicale. La confiance est vraiment un élément central de ce roman. En effet, le personnage de Charlie jour sur les deux tableaux ; d'un côté il est le fils exemplaire d'un diplomate et de l'autre un voyou de bas-étage, chaque camp espérant l'exclusivité de la fidélité du héros.

 

Et c'est évidemment quand les deux univers se rencontrent que les événements deviennent vraiment intéressants car alors Charlie se retrouve face à ses responsabilités. Le roman met donc son héros enfant en position d'adulte responsable de ses actes et c'est un vrai régal.

 

Colin Meloy signe un superbe roman initiatique qui met en avant l'importance de la confiance et de la responsabilité qu'on accorde à un enfant et qui lui incombe en retour. 

 

Le + : un humour délectable et les splendides illustrations de Carson Ellis !

 

Charlie Fisher et le gang des Whiz de Carson Ellis

Pocket Jeunesse, 2019

17.90€

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 12:30

Cette année, pour la deuxième fois, sera décerné le prix Vendredi, prix national de littérature ado. Celui-ci présente une sélection, plus ou moins éclectique, dont l'objectif " est de mettre en valeur la richesse et la créativité de la littérature jeunesse française contemporain" (voir ici). 

Nous, libraires jeunesse, sommes donc fortement concernées par cette sélection et avons jeté notre dévolu sur la sélection ; en ressorte quelques pépites comme Rester Debout, de Fabrice Colin, Pâquerette, de Gaston Boyer ou encore Les Amours d'un Fantôme en temps de guerre, de Nicolas de Crécy. 

 

Ce dernier est mon plus grand coup de cœur de la sélection. On y découvre l'histoire d'un jeune fantôme dont les parents viennent mystérieusement de disparaître. Avec l'aide de son oncle, il va alors lui aussi disparaître et vivre caché en compagnie d'une autre fantôme, Lili. Tout cela se passe dans la deuxième moitié du vingtième siècle.

Notre jeune héros finit par prendre conscience des raisons de ces disparitions forcées, c'est la guerre au pays des Fantômes. Un parti politique, celui des Fantômes Acides, a choisi de contrôler tous les autres fantômes et ses membres tentent d'éliminer tout opposant à leurs idées, peu importe les méthodes. Fatigués de toujours rester cachés, notre fantôme et sa nouvelle amie décident de devenir actifs et de s'engager dans la Résistance. C'est ainsi qu'ils font une étrange découverte : tout ce qui se passe dans le monde des Fantômes fini irrémédiablement par se produire dans celui des humains... Ainsi, la violence fantôme engendre la violence humaine et inversement, créant un cercle vicieux et sans fin. 

 

 

A la lecture de ce roman, nous comprenons bien vite que l'aventure du petit fantôme n'est pas anodine. En effet, dans ce roman, Nicolas de Crécy raconte la Seconde Guerre Mondiale et apporte un nouveau regard sur les conflits qui se répètent encore et encore ; le tout dans un texte d'une grande poésie et des illustrations splendides. 

Les Amours d'un Fantôme en temps de guerre est une magnifique fresque, un morceau de vie et d'espoir au milieu de la réalité. A savourer, dès 14 ans.

 

Les Amours d'un Fantôme en temps de guerre, de Nicolas de Crécy

Albin Michel Jeunesse, 2018

23.90€

 

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 12:30

Il y a trois ans maintenant, je découvrais Jean-Philippe Blondel et sa vision de l'adolescence avec le superbe roman La coloc, dont vous pouvez retrouver la chronique ici. Le voici de retour avec pour la rentrée littéraire un roman puissant sur la danse.

 

 

 

Trois adolescents font partie d'un même groupe, celui de l'option danse au lycée. Il y a d'abord Anaïs, ancienne gymnaste reconvertie, très perfectionniste mais qui a du mal à se laisser porter par la musique et révéler ses émotions. Vient ensuite Adrien pour qui la danse est une échappatoire, une façon de s'exprimer sans violence et sans mots. Enfin, Sanjeewa, jeune sri-lankais pour qui la danse est un art qui fais partie de son quotidien, voir même de sa religion.

Si la danse les réunis et les attire, elle peut aussi  créer des incompréhensions, des tensions qui sont parfois inexplicables. Tour à tour, ces adolescents en quête de réponses vont raconter ce qui les unis et ce qui les déchire.

 

 

 

 

 

"Option danse. Deux mots qui ont changé mes perspectives et la trajectoire, à la lecture d'une brochure sur l'orientation après la troisième. J'ai arraché la page. Je l'ai fourrée dans ma poche. Je l'ai montrée à mes parents. Il ont froncé les sourcils, puis haussé les épaules. Ils n'ont pas fait d'objection. D'une certaine façon ils n'en ont pas les moyens. Mais je ne veux pas penser à ça non plus. Il y a tellement de choses auxquelles je ne veux pas penser. Une tête vide - mon rêve. Une tête vide et le rythme qui prend les commandes. Cette joie électrique que tu ressens jusque dans ton diaphragme."

 

 

 

La danse est un art et un moyen d'expression auquel on ne pense pas forcément quand il est question d'adolescence. Elle est pourtant essentielle dans ce roman puissant et très touchant. Dès les premières phrases, on ressent les mouvements, on les imagine et on aurait presque envie de les reproduire. Ces adolescents aux histoires très différentes et aux caractères atypiques sont très justes dans leurs remarques et leurs comportements.

Difficile de résister au charme de ce roman, dont on ressort grandi ! À lire et relire dès 14 ans.

 

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Actes Sud junior, 2018

13,90€

 

 

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